Alain Duran souffle sa première bougie de sénateur de l'Ariège

© midinews (archives)

A la fin du mois de septembre, Alain Duran soufflera la première bougie de son mandat de sénateur de l’Ariège.

 A cette occasion, le président de l’Association des maires de l’Ariège a engagé cette semaine une série de douze réunions sur le territoire départemental pour évoquer son action, mais également prendre le pouls des élus locaux et de leurs concitoyens*.

«Pendant la campagne, j’avais pris l’engagement de revenir chaque année à la rencontre des grands électeurs ariégeois.

Au terme de ces dix mois
(NDLR : la session parlementaire s’est achevée en juillet), je retiens que le Sénat est une grande maison, avec ses codes et ses règles, mais surtout que des dossiers importants s’y préparent. Il est normal de partager cela avec les Ariégeois», affirme Alain Duran.

Entre deux réunions, il revient avec nous sur les sujets qui ont marqué son premier exercice dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg.

Quel dossier aura selon vous marqué l’année écoulée ?

«Sans conteste, le débat sur la loi NOTRe portant sur la nouvelle organisation territoriale. Il a été très intéressant, très riche.

Et même si je ne siège pas dans la commission concernée, j’ai eu l’occasion de porter deux amendements au projet de loi. Ils ont certes été repoussés, mais l’un des deux articles concernés a été retoqué par le Conseil Constitutionnel. Cela montre que nous ne nous trompions pas
»

Comment vous répartissez-vous la tâche avec vos deux collègues députés de l’Ariège ?

«Nous travaillons bien ensemble, tous les trois. Pour ma part, je porte notamment les dossiers d’aménagement du territoire et les questions relatives à l’école.

Maintenant, il faut que l’on travaille à la concrétisation de la loi NOTRe sur le terrain ariégeois, en revoyant notamment le dessin des intercommunalités puisque la loi prévoit que onze de ces communautés de communes sur dix-neuf seront obligées de se regrouper
»

Je n’oublie pas d’où l’on vient et je sais où l’on veut aller
Selon vous, combien de communautés de communes devraient dessiner l’Ariège de demain ?
«D’ici à deux ans, la loi promulguée cet été obligera les onze intercommunalités à se regrouper. Rien ni personne ne nous interdit d’aller au-delà de ces rassemblements obligatoires.

Aujourd’hui, les réflexions sur le SCOT de la vallée de l’Ariège voire en Couserans sont des suites logiques. Mais notre devoir d’élus est avant tout de mettre l’organisation territoriale de l’Ariège en conformité avec la loi. Nous y travaillerons avec la préfecture
»

Sur un plan plus personnel, vous présidez la communauté de communes du Pays de Tarascon. Comment envisagez-vous ce regroupement ?

«Il y a cinq ans, j’ai souhaité participer aux réflexions et au projet du SCOT sur la vallée de l’Ariège. Je reste dans cette logique. Je vais souvent en Haute Ariège, mais le territoire de Tarascon est naturellement tourné vers le nord du département»

Elu au Parlement, comment appréhendez-vous les deux dernières années du mandat du Président de la République ?

«Le contexte économique est très tendu et il est toujours plus facile de faire de la politique quand les éléments vous sont favorables. Moi, je n’oublie pas d’où l’on vient et je sais où l’on veut aller.

Il suffit que quelques voyants passent au vert pour inverser la tendance. Les Français comprendront alors que la situation dont nous avons hérité n’était pas facile. Ils verront que les efforts ont payé. Cela peut tout changer
»

*Les prochaines réunions se dérouleront selon le calendrier ci-dessous : lundi 7 septembre, Saint-Girons à 18 heures, Saint-Lizier à 21 heures ; mardi 8, Rimont à 18 heures, Le Mas d’Azil à 21 heures ; mercredi 9, Mazères à 18 heures, Pamiers à 21 heures ; jeudi 10, Mirepoix à 18 heures, Lavelanet à 21 heures ; vendredi 18, Foix à 18 heures, Tarascon à 21 heures. Les réunions se tiendront dans les mairies des communes concernées.

PH | 07/09/2015 - 18:58 | Lu: 14199 fois