Foix: moins d'une centaine de manifestants pour dire «Non à l'état d'urgence»

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Depuis l’entrée en vigueur et la prorogation à trois mois de l’état d’urgence, plusieurs militants écologistes plus ou moins radicaux ont été visés par des perquisitions et des assignations à résidence.

C’est le cas de l’un d’entre eux domicilié non loin du Mas d’Azil en Ariège. Le 26 novembre ce militant activiste écologiste en partance pour la COP21 à Paris s’est vu délivrer une assignation à résidence l’obligeant à rester sur le territoire de sa commune et de pointer trois fois par jour à la gendarmerie située à 18 km de son lieu de résidence.

Une mesure qu’il juge «punitive», car il ne pense pas représenter un danger pour la sureté de l’État. Aussi a-t-il décidé d’organiser ce vendredi matin une manifestation sur le marché de Foix pour marquer son mécontentement.

Dans le cortège, des jeunes et des moins jeunes, des citoyens dénonçant les dérives policières de l’état d’urgence, des militants activistes et même quelques connaissances issues des milieux anarcho-libertaires…

Parmi eux, Dominique Masset, faucheur volontaire, militant écologiste, animateur du RAAL (réseau actions Ariège libertés). Selon lui la prolongation de l’état d’urgence, c’est une atteinte aux libertés et c’est une victoire pour les intégristes.

«Il est temps d’arrêter l’état d’urgence, surtout ne pas le constitutionnaliser, c’est une atteinte fondamentale aux droits de l’homme et le gouvernement est en train de faire gagner Daesh, car cette atteinte aux libertés c’est la victoire de l’intégrisme.

Aujourd’hui, on s’attaque aux militants, aux citoyens, on peut perquisitionner à loisir sans contrôle de la justice, c’est scandaleux…

On se prépare à des lendemains qui déchantent et on voit aussi la surenchère de la classe politique… c’est à se demander où est la démocratie dans tout ça?!
»

Le cortège s’est dirigé jusqu’à la préfecture cernée par un important cordon policier.

Laurence Cabrol | 06/12/2015 - 22:09 | Lu: 22004 fois