Alevinage des lacs de montagne réussi pour la fédération de pêche de l'Ariège
05/07/2013 | 19:29
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L’alevinage n’a pas d’âge en Ariège. Si depuis une quarantaine d’années, les hommes bénéficient de l’aide précieuse de l'héliportage, cela n’a pas toujours été le cas.

Avant 1962, les petits poissons étaient transportés jusqu’aux lacs à dos de mules et d’hommes. L’alevinage était aussi le fait de bergers en gestion isolée qui prévoyaient de cette façon de quoi manger pendant qu’ils surveillaient les bêtes en haut.

En 2013, le système est très bien rôdé, le temps n’est pas perdu et les petites mains sont nombreuses pour un alevinage réussi.

Dans les bassins de la pisciculture d’Auzat, appartenant à la fédération départementale, 112 000 alevins nés en décembre dernier attendent le voyage dans les lacs du Vicdessos vers le Quérigut.

Année impaire, ce sont 74 lacs, tous à plus de 1000 mètres d’altitude, qui sont concernés dont 62 alevinés et 12 en gestion patrimoniale où les poissons se reproduisent naturellement.

Un objectif: satisfaire les pêcheurs de passion et de loisir
Sur deux journées, 10 rotations seront nécessaires pour transporter les poissons vers les sommets. Il y a les truites fario, espèce autochtone, qui pourront s’acclimater à la grande majorité des lacs.

Il y a aussi les truites arc-en-ciel qui seront plus appropriées dans des très grands lacs. «Elles ont un comportement très agressif, assez voraces. C’est une espèce qui est tout le temps en train de s’alimenter et qui est de fait plus facile à pêcher» commente Allan Yotte, chargé de mission à la fédération ariégeoise.

Enfin, la dernière espèce est le saumon des fontaines qui sera déversé dans les lacs très pauvres de haute altitude. «C’est une espèce résistante qui peut vivre dans des lacs à plus de 2300 mètres d’altitude même avec un dégel tardif» explique Allan Yotte.

L’opération, qui sur le papier semble simple, doit être minutieusement préparée. Pendant ces deux journées, ce sont les neuf salariés de la fédération et une vingtaine de bénévoles qui s’activent pour que tout se passe pour le mieux.

L’enjeu: que les pêcheurs du monde entier puissent trouver du poisson où qu’ils aillent en Ariège.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 05/07/2013 | 19:29 | Lu: 22633 fois