Etudes: l'eau de l'Ariège est rouge!
18/04/2012 | 19:24
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Vous venez peut-être de voir la rivière rouge (ou rose)?!

Non, les élections présidentielles n’ont pas modifié votre champ de vision. Il s’agit simplement d’une simulation de pollution des eaux de l’Ariège en «hautes eaux» actuellement en cours.

Les opérations avaient démarré en 2009. Et depuis près d’un an, les conditions de débit de la rivière n’avaient pas été réunies.

Pas de panique donc, le colorant utilisé est la rhodamine B, de couleur rouge.

C’est un grand classique des études de traçage en milieu naturel, inoffensif pour l’environnement et facilement éliminé par les usines de traitement d’eau potable.

«Nous injectons un colorant fluorescent. Nous le suivons par tronçon, en observant ses caractéristiques de diffusion dans la rivière depuis l’Hospitalet jusqu’à Auterive» explique Thierry Maurel (du cabinet d’études EATC).

34.300 abonnés sont concernés. Et la simulation concerne les prises d’eau en rivière des usines de Pamiers et de la Tour-du-Crieu pour le département de l’Ariège (géré par le SMDEA), les usines de Calmont et d’Auterive pour la Haute-Garonne.

Cette étude permettra de mieux réagir en cas de véritable catastrophe liée à la rivière.

Exemple de scénario catastrophe: un camion chargé d’hydrocarbures, qui atterrirait dans la rivière.


«Le risque circulatoire et lié aux hydrocarbures sont les principales menaces que nous avons établies dans notre étude de risque» précise Charles Peyrat, du service des eaux du Conseil général de l’Ariège qui ajoute, «la pollution peut aussi provenir d’une industrie, ou d’un particulier»

L’objectif de l’expérience est donc d’estimer la vitesse de propagation d’une nappe polluante à différents niveaux de débits de la rivière Ariège (basses, moyennes et hautes eaux).

Des modèles mathématiques seront établis à partir des relevés, de façon à «mettre en place des périmètres de protection d’eau potable, et un dispositif d’alerte» note Thierry Maurel.

Pour Charles Peyrat, cette expérience va au delà, «ces données nous seront très utiles au delà des questions de sécurité, notamment pour mieux connaître l’hydromorphie de l’Ariège»

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 18/04/2012 | 19:24 | Lu: 20820 fois