Journée de mobilisation, de réconciliation nationale, le 1er mai en Ariège a pris cette année une dimension particulière à l’entre deux tours de l’élection présidentielle.
Mais à Saint Girons point de bataille du 1er mai comme à Paris.
Sur la place Jean Ibanès, l’intersyndicale (CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires) qui entendait cadrer le traditionnel défilé autour des revendications sociales a côtoyé les élus socialistes arborant leur soutien au candidat François Hollande.
Au moment des discours le ton était donné par Christophe Couderc de la CGT, seul syndicat à donner une consigne de vote précise.
«La défaite de Nicolas Sarkozy est nécessaire, c’est la première fois depuis 24 ans que la CGT donne des consignes de vote aussi spécifiques en appelant contre sa réélection» indiquait le secrétaire départemental de la centrale syndicale.
Dénonçant «les visées électoralistes du candidat sortant et ses provocations en organisant en ce jour de 1er mai un rassemblement pour le «vrai travail» afin de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales», la CGT a réaffirmé les priorités sociales à travers une «nouvelle politique synonyme de progrès social»
Les syndicats CFDT et UNSA ont quant à eux parlé d’une même voix, rappelant en ce 1er mai «jour de la solidarité internationale entre tous les travailleurs», leur attachement aux vertus républicaines et aux exigences sociales.
Revenant aux fondamentaux que sont l’emploi ou l’économie, Antoine Loguillard de l’UNSA a précisé: «la crise ne peut pas être un prétexte pour toujours réduire le modèle social français»
S’abstenant de toute consigne les représentants syndicaux de la FSU et Solidaires, n’ont cependant pas hésité a dénoncer le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
«On ne peut pas confier un second mandat à celui qui s’attaque au symbole du 1er mai, à celui qui maltraite la laïcité, à celui qui montre du doigt les groupes sociaux ou qui organise sans vergogne une chasse aux sans papiers dans le seul dessein de flatter et récupérer l’électorat de l’extrême droite»
A cinq jours du second tour de l’élection présidentielle, l’intersyndicale qui attendait une forte mobilisation pour ce défilé, a annoncé la présence de 1300 personnes dans cette manifestation.
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