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La reconversion des licenciés économiques: un enjeu nouveau pour l'AFPA de l'Ariège
29/11/2012 | 19:22
© MidiNews 2012

L’aggravation de la situation économique a bouleversé la notion de «sécurité du travail»

La question n’est désormais plus «quel métier et quelle entreprise pour toute sa vie professionnelle ?» mais plutôt «comment s’adapter en permanence à un environnement instable en sécurisant au maximum son parcours professionnel ?»

Pour répondre à ces questions, l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) a demandé à l’institut IPSOS de recueillir l’opinion de 1000 Français, sur la reconversion professionnelle*.

82 % des personnes n’ayant pas changé de métier au cours de leur vie et qui ne pensent pas en changer dans les 6 mois envisagent une reconversion en cas de risque de licenciement.

28 % des personnes n’ayant pas changé de métier au cours de leur vie estiment qu’un plan social, une perte d’emploi constituent les motifs principaux à l’origine d’une reconversion, alors que ce facteur n’est évoqué que par 24 % des personnes ayant changé de métier.

La reconversion, un choix de première intention en période de crise

Au sein des structures de l’AFPA en Ariège, on est au courant de cette problématique.

Chaque année, 120 personnes sont formées dans les deux structures du département: Foix axé vers les services, le tertiaire et l’insertion et Pamiers tourné vers le bâtiment et les travaux publics.

«Aujourd’hui, à cause de la crise, on a de plus en plus souvent à faire à des personnes qui ont subi un licenciement économique. Nous tentons de leur permettre d’accéder à une reconversion et de rebondir rapidement» explique Daniel Pascual, responsable de formation en Ariège.

De 18 à 60 ans, ce sont des demandeurs d’emploi en demande de reconversion mais aussi des salariés dans le cadre de congés individuels de formation ou de formation continue qui suivent un enseignement pratique d’une durée de 6 à 8 mois.

A l’issue de cette formation, les usagers obtiennent un titre de niveau 5 (équivalent au CAP) délivré par le ministère du Travail.

«Cette formation, je l’ai choisie afin de compléter mes capacités en maçonnerie par des techniques en plomberie et électricité, où je n’y connaissais rien» détaille Félix.

A presque 56 ans, il doit procéder à une formation supplémentaire suite à son licenciement économique à Lavelanet il y a un an.

Il travaillait alors dans la pose de plomberie PVC aluminium. Dans 15 jours, il passera son titre qui lui ouvrira peut-être les portes d’un nouvel emploi.

«C’est très difficile de se remettre à se former mais j’ai des lacunes et je pense que ce sera un atout pour trouver un nouveau boulot» souligne Félix.

De solution de dernier recours, la reconversion devient une option réaliste ainsi qu’une véritable réponse aux enjeux du monde du travail actuel et au risque de perte d’emploi.

Les personnes bénéficiaires de l’AFPA semblent prêtes à envisager toutes les possibilités pour optimiser leurs chances de trouver ou conserver leur emploi. La reconversion devient donc un choix de première intention en cas de licenciement ou de crise.

*Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus, duquel est extrait le sous échantillon des «actifs» c’est à dire exerçant une activité professionnelle ou étant demandeur d’emploi.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 29/11/2012 | 19:22 | Lu: 11855 fois