Sur le lieu dit «Sabaranis» à Saint-Amadou, les panneaux photovoltaïques s’étalent désormais à perte de vue.
Après 8 mois de chantier, la société Juwi vient finalement d’inaugurer un parc solaire de 23 hectares. Le premier en Ariège, et un des plus grands de Midi-Pyrénées.
Donc ceux qui perçoivent encore le secteur des énergies renouvelables comme petit, balbutiant ou alternatif devront se raviser.
A Saint-Amadou, ce sont plus de 113 000 modules qui capteront l’énergie solaire pour la transformer en une électricité qui sera ensuite raccordée au réseau ERDF.
L’installation produira donc chaque année environ 11,5 millions de kWh d’électricité verte, soit «l’équivalent de la consommation en énergie de 20% des habitants de la Communauté de Communes du Pays de Pamiers» selon la société Juwi.
Et tout est allé assez rapidement. Impulsé en 2008, le projet a obtenu l’ensemble des autorisations administratives en 2009.
En 2010, le financement a été finalisé, avec des travaux terminé au printemps 2011.
La société Juwi loue les terres concernées. Et le site sera en exploitation pour une durée minimum de 20 ans. Largement le temps pour les investisseurs d’entrer dans leurs frais.
Le photovoltaïque peut donc aller du plus petit (sur les toitures par exemple) au plus grand, comme dans ce parc photovoltaïque au sol.
Et les installations au sol ont d’ailleurs le don d’irriter un certain nombre d’acteurs locaux, les agriculteurs en première ligne.
Car tandis que les jeunes agriculteurs ont de plus en plus de mal à avoir accès au foncier, des terres «immobilisées» (même pour la bonne cause d’une énergie verte), ça ne passe pas.
Nicolas Pagès (co-directeur de la partie photovoltaïque pour Juwi) explique pourtant que sur ce cas précis, il n’y a pas eu d’opposition particulière, «il y a des analyses à faire au cas par cas.
Nous sommes ici sur une terre qui n’est pas cultivée et qui ne l’a pas été depuis des années.
Le maire et la communauté de communes ont bien insisté sur le fait que les principales terres de la commune ne se situent pas là»
Il ajoute, «les projets de photovoltaïque ne sont pas des projets d’urbanisation. On ne goudronne pas, on n’achète pas le terrain, on le loue.
A l’issue de l’exploitation, il suffit de retirer les instruments et la terre n’est pas altérée»
Depuis quelques temps, les entreprises de la filière ont quand même intégré la critique, et flairé la tendance.
Les nouveaux projets de photovoltaïque au sol fleurissent désormais avec la mention «agri-solaire» (c’est à dire mêlant les deux activités).
C’est le cas à La Tour du Crieu, où la société Juwi à un autre projet dans les cartons.
| Qui est la société Juwi? L’entreprise a été créée en 1996 lorsque deux collaborateurs (Fred Jung et Matthias Willenbacher) réalisent un premier projet éolien en Rhénanie. Depuis, la société s’est diversifiée dans d’autres énergies renouvelables, comme le photovoltaïque, la biomasse, la géothermie, l’hydroélectricité, ou l’éco-mobilité. De part ce mix énergétique, Juwi a réalisé plus de 1900 installations dans le monde. La société JUWI compte plus de 1000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires en 2010 de 800M€. |
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