La démarche a déjà été engagée par le Pays des Portes d'Ariège, mais aussi par le Conseil Général dans les 15 collèges ariégeois.
En 2009, un catalogue de producteurs locaux a été édité comme un outil en direction des cuisiniers.
Il y a aussi aujourd’hui ce projet de «plateforme de distribution» en produits locaux qui est sur les rails.
Cette fois, c’est au tour du PNR (Parc Naturel Régional) de vouloir intégrer un maximum de produits locaux dans les cantines (à la fois des écoles, mais aussi des maisons de retraite par exemple).
«Les territoires commencent à s’organiser, note Julien Viaud (chargé de mission pour le PNR), mais c’est beaucoup plus balbutiant que ce que l’on peut penser»
Reste encore à s’organiser et à faire évoluer les mentalités.
Le parc a donc opté pour une «opération exemplaire»
Du 6 au 17 juin, 6 établissements de restauration collective (du PNR) se sont engagés à proposer un ou plusieurs menus à base de produits locaux, que ce soit de la viande, des légumes, du fromage, des volailles, etc.
Les repas seront élaborés «en fonction des équipements et des savoir-faire déjà en place, précise Julien Viaud, on ne peut demander la même chose à tous les établissements»
Chaque chose en son temps donc, «pour montrer que c’est possible. Et que c’est une question de volonté»
Il y a la volonté certes, mais il y a aussi un certain nombre de paramètres à réunir.
Selon Benoît Dinnat (de la Chambre d’Agriculture), «il faut gérer le coût tout d’abord pour maîtriser le tarif des repas» (par exemple en ne mangeant pas de la viande à tous les repas, ce qui demande de nouvelles habitudes pour les cuisiniers).
Il faut aussi en arrière plan «une véritable volonté politique»
Avec enfin, l’importance de la logistique pour rendre efficace le système (et gérer l’approvisionnement, la distribution, la prévision).
C’est d’ailleurs pour apporter des réponses sur ce dernier point qu’une plateforme d’approvisionnement est en cours de création (pilotée par la chambre d’agriculture).
Mais malgré la mobilisation (qui semble générale sur ce point), certains soulignent quand même une faille dans la démarche.
C’est le cas d’André Bazerque (producteur de fromage en agriculture biologique) pour qui tout cela a une limite, «on ne parle que de proximité mais pas de qualité. Pourtant, cela définit le type d’agriculture que l’on défend»
«Il y aura de l’agriculture bio, du label rouge, du conventionnel, répond Benoît Dinnat, mais nous sommes en train de travailler sur des notions de qualité pour chaque famille de produits»
Et à son échelle, conclut Julien Viaud, «le parc jouera le rôle de facilitateur entre les producteurs et la restauration collective. Pour que l’offre et la demande s’harmonisent»
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