C’est une tradition, chaque année à la même époque, la Fédération de Pêche de l’Ariège procède aux alevinages des lacs de Montagne.
La journée commence tôt à la pisciculture fédérale d’Auzat où les techniciens préparent les milliers d’alevins de truites fario, arc-en-ciel ou de saumons de fontaine qui iront repeupler plus d’une centaine de lacs en haute Ariège.
Avis aux amateurs, il faudra attendre plusieurs années (au moins trois ans) pour que ces poissons de quatre mois atteignent la taille requise pour être pêchés.
Claude Dupuy vient du Couserans participer à cette séance d’alevinage qui mobilise une dizaines de personnes des APPAM locales.
Il se souvient: «autrefois lorsqu’on voulait aleviner en montagne, on mettait les truitelles dans des bidons et on les montait à dos d’âne en suivant le ruisseau pour changer l’eau et les oxygéner […]
J’ai toujours connu l’alevinage en rivière ou lac de montagne pour maintenir la population de poissons»
Aujourd’hui les choses ont évolué, l’alevinage annuel se prépare depuis plusieurs semaines, la fédération loue pour la journée un hélicoptère qui réalise des rotations (une toutes les heures) permettant de desservir les lacs d’altitude sélectionnés.
Dès le lever du jour chaque minute est précieuse, les poissons sont prélevés de leurs bassins, pesés, conditionnés dans des sacs plastiques, oxygénés avant d’être héliportés en montagne…
Ce sont des lacs dits «bassines» déconnectés du réseau hydrographique.
Pour les autres, la reproduction se fait naturellement, les poissons vont frayer en remontant le courant du ruisseau qui l’alimente.
Le choix des espèces se fait en fonction de plusieurs paramètres: la situation du lac, l’altitude, sa superficie, sa fréquentation.
«Personne n’est capable de quantifier les pertes, explique Jean-Louis Fugairon, vice-président de la fédération de Pêche.
Il est vrai qu’un alevin de pisciculture nourri avec des granulés n’a pas la même résistance qu’une truitelle de montagne, plus petite et plus résistante.
On considère que sur 1000 poissons lâchés, 100 à 200 arrivent à l’âge adulte»
Ces alevinages répondent aux besoins halieutiques de renouvellement mais aussi à la demande touristique car le département de l’Ariège avec près de 300 lacs constitue une destination loisir par excellence.
| La Pêche en Ariège Depuis 2010 le département de l’Ariège fait partie avec l’Aude et les Pyrénées Orientales des trois départements pilotes qui délivrent exclusivement leurs cartes de pêche sur internet. Une manière de réaliser des analyses précises des pêcheurs qui s’acquittent du timbre halieutique. Il y a des pêcheurs classiques à la saison et des consommateurs de loisir pêche plus épisodiques qui prennent un carte pendant les vacances, à la semaine ou la journée. Jean-Paul Icre, président de la Fédération, enregistre une légère augmentation (+6%) mais les effectifs sont stables dans le département (10 000 cartes vendues). Il remarque également un engouement pour des pêches plus spécialisées: pêche au leurre, à la mouche, aux carnassiers. |
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