L’élu en charge du développement durable de la ville de Pamiers (Lucien Quèbre) l’annonce avec satisfaction, «nous commençons maintenant à retrouver des sources naturelles où l’eau redevient potable et où l’on constate l’absence de nitrates»
La démarche «Zéro Phyto» (lancée à Pamiers en 2005) commencerait-elle à porter ses fruits?
En effet, plus aucun produit chimique (ni désherbant, ni pesticide, ni engrais) n’est utilisé dans l’entretien des espaces publics que ce soient les trottoirs, la voirie, les parcs, les jardins, les stades, ou les cimetières.
Ce vendredi, des rencontres thématiques ont été l’occasion de partager cette expérience en présence de l’association France Nature Environnement, l’Agence Régionale Pour l’Environnement, la communauté de communes des Véziaux, la ville de Ramonville, l’association Pays des Portes d’Ariège-Pyrénées, ou encore la MJC de Pamiers.
La présence d’un nombre important d’acteurs montrant bien l’intérêt grandissant porté à ce type de démarche.
En bonne stratège, Françoise Matricon (élue verte à Pamiers, à l’origine de la démarche) affirme: «la question des zéro phyto est quelque chose que l’on peut gagner.
Les gens ne vont quand même pas faire la révolution pour ça! Toucher à leur voiture, c’est autre chose. Mais toucher au désherbant en ville, on pouvait le gagner»
Et la bataille a commencé il y a six ans. Un voyage d’étude (en Bretagne, dans des villes déjà converties) a alors terminé de convaincre les membres du service technique, qui ont accepté de bouleverser progressivement leur manière de travailler.
Une petite révolution...
Jusqu’en 2007, Michel Jany s’est occupé du désherbage pour la ville.
Il se souvient: «à un moment, plus on mettait de produits, mieux c’était. En 2004, on épandait 84kg de matière active (soit la substance la plus chimique du désherbant)»
Jusqu’à changer de philosophie, «en 2005, on en a mis seulement 25kg, et en 2007, plus que 10kg»
Aujourd’hui, les équipes travaillent manuellement et utilisent des techniques alternatives (désherbage thermique au gaz pour les espaces verts, rotofil pour la voirie, purin d’orties, etc.).
Pour Hélène Guillon de l’association «Grains d’envie», malgré le vide juridique entourant cette question, il y a aussi la possibilité d’utiliser d’avantage les plantes, «il existe de nombreux insecticides naturels faits avec des décoctions de plantes (comme la rhubarbe ou l’ortie) qui marchent très bien»
Mais selon Françoise Matricon, si ce genre de démarches sont vouées à se multiplier, reste le problème des petites communes, «c’est pour elles que ce sera compliqué car elles ont souvent peu ou pas de personnels.
Et pour l’instant, il faut bien avouer que le plus rapide et le moins cher, c’est la chimie»
| Faut-il se réhabituer à un peu d’herbe dans les cimetières? Globalement, avec l’opération Zéro Phyto, les habitants ont dû se réhabituer à voir surgir quelques d’herbes spontanées sur les espaces publics. Fini l’aspect «impeccable» que laissent les pesticides derrière eux... Mais certains points sont plus sensibles que d’autres. Les plus délicats: les stades et les cimetières. Tant et si bien que concernant les cimetières, la ville a même pensé reculer tant les réclamations étaient nombreuses. Finalement, la mairie a tranché et a décide de faire appel à une «brigade verte» (une association d’insertion) qui viendra en renfort de désherbage 3 à 6 fois par an pour éviter trop de désagréments. |
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