L’élevage ariégeois est reconnu pour sa qualité au-delà des frontières de l’hexagone.
On savait que la race gasconne s’exportait en Italie, en Espagne ou vers les pays de l’Est mais dans quelques jours les premiers veaux de l’élevage de Roland Portet arriveront dans une ferme marocaine de la région de Casablanca.
Cet éleveur naisseur du Pays de Foix travaille en relation avec la coopérative d’éleveurs Synergie et le groupe Gascon toujours en quête de nouveaux marchés.
C’est d’ailleurs à l’invitation du groupe Gascon que Driss Hamdi, éleveur laitier et engraisseur, est venu ce printemps dans le département de l’Ariège.
Il a visité des exploitations et a pu voir évoluer les bêtes sur les estives.
Cet agriculteur a déjà importé une centaine de laitières (des Prim’Holstein) et après avoir vu les gasconnes, il a décidé d’en exporter quelques dizaines à titre d’essai, convaincu que cette race rustique s’adaptera au climat marocain.
«Cette année le Maroc a importé beaucoup de taurillons de France car nous n’en produisons pas assez.
Il faut avouer que le gouvernement a assoupli les droits de douanes pour nous permettre de faire rentrer charolais, limousins, voire même gascons […]
Autrefois il fallait compter 180% de droits de douanes pour l’achat d’une bête de 250kg, cette année ils sont passés à 10%.
Aussi près de 6000 bêtes toutes races confondues ont été importées d’Irlande, d’Espagne mais surtout de France car elles sont de meilleure qualité […]
Nous sommes les premiers à importer du gascon, j’espère faire de bonnes affaires»
Cependant le cahier des charges est très strict, les animaux vont transiter par camion, traverser l’Espagne où ils devront obligatoirement faire une halte de 14 heures avant de prendre le bateau à Algésiras, une traversée de 2h.
Puis il faudra s’acquitter des droits de douanes avant de reprendre la route pour la ferme cette fois (au total le voyage aura duré entre 48 et 52 heures).
«Le bien-être de l’animal est pris en considération, explique Driss Hamdi. Quant à moi j’ai dû m’engager à ne pas vendre les taurillons jusqu’à leur finition (600 et 650kg).
Nous sommes de grands mangeurs de viande au Maroc que ce soit l’agneau mais aussi le taurillon, nous le dégustons en tajine ou grillé»
Dernière inspection du troupeau avec Roland Portet: «ils ont été sevrés de leur mère il y a 15 jours, ils ne partent pas comme çà du jour au lendemain, il faut les acclimater»
Pour Jean-François Usse, technico-commercial chez Synergie, cette ouverture avec le Maghreb est une opportunité à saisir, malgré les contraintes sanitaires le marché est porteur et tout le monde s’y retrouve.
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