Jean-Marc Soula est en Gaec avec son frère sur la commune de La Bardaille.
120 hectares de terres agricoles: des prairies pour ses 300 brebis tarasconnaises mais aussi des céréales (maïs, blé et tournesol), réparties sur une commune classée en zone vulnérable (comme la plupart des communes de basse Ariège jusqu’à Mirepoix).
«Il y a ici une problématique de nitrate importante dans la nappe phréatique, 50 milligrammes par litre d’eau», explique l’agriculteur, déjà de longue date sensibilisé par la réduction des produits phytosanitaires.
Dès que la Chambre d’Agriculture a mis en place son réseau de fermes écophyto, il s’est porté volontaire par désir d’anticipation.
«En 2018 il y aura certainement un règlementation plus sévère en la matière comme l’annonce le Grenelle de l’Environnement qui préconise une baisse de 50% des phytos»
Jérôme Pédoussat est technicien à la Chambre d’Agriculture de l’Ariège et responsable pour le département de l’Ariège du projet Dephy, fermes écophyto: «il s’agit d’un réseau national décliné territorialement.
Depuis le début de l’année, les exploitations volontaires qui souhaitent travailler sur la réduction de l’utilisation de leurs produits phytosanitaire, bénéficient de l’aide et du soutien de la chambre d’Agriculture.
Nous avons d’abord réalisé des diagnostics techniques et agronomiques sur les pratiques en cours.
Ici l’IFT(indicateur de fréquence de traitement) est de deux interventions phyto par ha (au niveau de la région il est de 3,8) nous aidons les agriculteurs à le faire baisser avec des systèmes économes en produits phytosanitaires.
Nous avons ensuite pu prodiguer nos premiers conseils.
Une rencontre technique a été organisée fin avril: les membres du réseau se sont rendus sur une exploitation où ont eu lieu des démonstrations de désherbage mécanique, on a évoqué la gestion des rotations, la mise en œuvre du maïs semence en conditions biologiques, etc… ces rencontres devraient être plus fréquentes dans les mois à venir et être ouvertes aux autres agriculteurs locaux»
Sur ces systèmes , des objectifs de réduction des interventions chimiques ont été fixées avec l’agriculteur à échéance de trois ans.
Ce programme est financé par l’Office national de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), un organisme qui collecte l’argent sur les taxes des produits phyto et en reverse une partie pour ces projets écophyto.
Désormais chaque département a un réseau de fermes écophyto et pas moins de 1000 agriculteurs ont répondu favorablement à ce projet.
Pour Jean-Marc Soula, il s’agit de réaliser aussi des économies en matière de produits phyto car ce poste a un coût (cela varie entre 60 et 200€ par ha).
D’ores et déjà dans ses pratiques, notre agriculteur met en avant certaines règles de bon sens: les cultures sont éloignées du ruisseau, des haies sont plantées pour favoriser l’installation d’insectes auxiliaires, entre deux cultures de maïs, des couverts intermédiaires sont programmés.
Toutes ces stratégies ont bien entendu en ligne de mire l’atteinte des objectifs du plan écophyto 2018.
Pout tout renseignement:
Jérôme Pédoussat
Conseiller Environnement
Chambre d’Agriculture
05 61 60 15 30
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