Le problème n’est pas nouveau: les jeunes agriculteurs souhaitant s’installer peinent souvent à trouver du foncier, même pour de petites surfaces comme pour les besoins du maraichage.
L’association ADEAR 09 (Association pour le Développement et l’Emploi Agricole et Rural de l’Ariège), proche de la Confédération paysanne, a tenu à mettre en avant un bon exemple en la matière.
A Pailhes, Daniel Milhorat, éleveur de bovins encore en activité a permis l’installation d’Angel Alegre (maraicher), en lui cédant 1,5 hectares.
«C’est de la bonne terre, plate, en bord de Lèze, avec un bon ensoleillement» se réjouit Angel Alegre qui mesure sa chance, «après mon diplôme, je me suis rendu compte que le foncier, c’était le nerf de la guerre !»
Avec deux activités qui ne se font pas d’ombre, cette arrivée n’est pas venue déséquilibrer l’exploitation de Daniel.
«Quand j’ai su que des maraichers recherchaient des surfaces, j’ai décidé de céder une partie des mes hectares, étant donné que j’en ai 100, dont 60 en propriété» explique-t-il. Et d’ajouter, «céder 1,5 hectares, cela ne représentait pas grand chose pour moi»
Et aujourd’hui, une relation de travail s’est instaurée entre les deux hommes, «nos relations sont bonnes, on s’entraide. Et ça fait plaisir de voir une nouvelle famille arriver sur le village»
Car l’installation de nouveaux agriculteurs est aussi une question de développement des territoires.
Angel Alegre insiste «je vis ici avec ma famille, mes enfants vont à l’école. Tout cela crée une dynamique sociale: ça fait vivre l’école, l’épicier du coin...»
Alors pourquoi la cession du foncier est-elle si difficile? Les raisons sont diverses. «L’attachement au foncier est parfois viscéral» avance René Donjat (président de l’ADEAR).
«Plus on en a, plus on en veux, voila ce que je pense !» ajoute Daniel Milhorat, «il y a des agriculteurs qui ont beaucoup plus d’hectares que moi et qui n’en céderont pas. D’autres qui en ont très peu et qui en cèderont. Je pense qu’en tant qu’agriculteur, il faut céder la terre et permettre l’installation de nouveaux venus sur nos communes»
Daniel et Angel rêvent de voir leur exemple faire tâche d’huile. De son côté, l’ADEAR09 souhaite aussi étendre la dynamique.
Pour René Donjat, «il reste un grand travail à faire pour mettre en adéquation les gens qui sont prêts à céder et les porteurs de projet»
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