Grâce à son entreprise agricole, Bois Sud, l’Ariège figure désormais dans le peloton de tête de la production régionale de sapins de Noël.
Avec une plantation de 500 000 sapins (elle devrait atteindre l’an prochain le million) sur 45 hectares, Michel Vuillier a décidé de se reconvertir dans le sapin de Noël en restant fidèle à ses convictions, c'est-à-dire en travaillant avec un cahier des charges issu de l’agriculture biologique: ses arbres ne reçoivent aucun entrant chimique (pas de désherbage, pas d’engrais chimique), pas de traitement phytosanitaire (ni insecticide, ni fongicide); seule la main de l’homme intervient pour la taille ou pour enlever les végétaux qui pourraient concurrencer ces sapins.
C’est une particularité unique en Europe.
Les premiers plants mis en terre en mars 2009 commencent à porter leurs fruits et la récolte a commencé depuis quelques jours: «pour un sapin de Noël il faut bien attendre quatre années avant de pouvoir récolter.
L’an prochain nous aurons atteint notre vitesse de croisière, avec des produits plus conséquents, des configurations plus commerciales»
Dès le mois d’août, l’exploitant a sélectionné dans ses sapinières les arbres à couper pour les fêtes de fin d’année.
Les arbres sont tronçonnés et les pieds parés pour qu’ils puissent rentrer dans un support; puis ils sont conditionnés dans des filets avant d’être amenés sur la plate-forme où les collectivités et les grossistes viennent s’approvisionner.
Compte tenu des conditions météo et de la sécheresse, Michel adapte ses coupes à la demande pour gagner en fraîcheur.
«Les sapins sont pré-taillés et mis en filet car c’est plus facile au niveau de la manutention (il y a moins de casse dans le transport) mais surtout on double le nombre de sapins transportés sur un volume identique et au niveau du bilan carbone: c’est appréciable !»
L’épicéa constitue 20% de sa production, le reste est constitué de sapins Norman, une essence qui met plus longtemps à venir mais plus résistante aux températures extrêmes.
Et chaque sapin coupé sera remplacé par un nouveau plant: «il faut aller contre les idées reçues, encore beaucoup de personnes pensent que les sapins de Noël sont coupés en forêt et que nous participons à la déforestation […] alors que ce sont des plantations et une culture à part entière»
Cette année, après plusieurs mois d’expérimentation et de tractation, Michel Vuillier s’est engagé auprès des distributeurs à récupérer les sapins de Noël après les fêtes et les transformer à la Cuma forestière de la Quere en plaquettes forestières qui serviront de combustible pour chaudières bois.
Notre exploitant s’est déjà livré à quelques calculs arithmétiques: 200 sapins représentent 100 litres de fuel, sachant que 5 millions de sapins sont coupés tous les ans en France pour Noël, cela représente un potentiel énergétique non négligeable.
Dès le mois d’avril, les premières plaquettes bois issues des sapins de Noël de Belloc alimenteront la chaufferie du gîte de Coumanis en Couserans… et dans très peu de temps celle de la chaufferie d’Airbus sur le site de Blagnac.
La boucle est bouclée.
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