«La Gasconne à l’affiche, c’est une première !» se félicite Pierre Bauguil (responsable de communication du groupe gascon).
En effet, dans le métro parisien et partout ailleurs, c’est Valentine (appartenant à un éleveur de la région) qui a posé pour l’affiche du salon de l’agriculture.
Une robe gris argenté, des yeux légèrement maquillés de noir, la gasconne est reconnaissable entre toutes; et sera à l’honneur lors du prochain salon de l’agriculture, du 25 février au 4 mars prochain à Paris.
Alors, pour les néophytes, la race gasconne «c’est un trésor des Pyrénées» résume Pierre Bauguil (chargé de communication du groupe gascon).
Grande majoritaire en Ariège (surtout en zone de montagne), «c’est vraiment la race typique du sud de la France, une race rustique et allaitante.
Elle vêle très facilement, produit très bien, un veau chaque année sans problème, avec des coûts sanitaires très bas.
C’est celle qui donne le meilleur revenu aux éleveurs par unité de main d’œuvre»
Il y a donc une rentabilité économique indéniable pour les agriculteurs.
De quoi sans doute expliquer que la race gasconne ait vite passé les frontières régionales, «on est présent dans 74 départements et au delà des frontières de la France: en Espagne, en république tchèque, en Angleterre, au Pays-Bas» précise Pierre Bauguil.
Les professionnels comptent bien profiter du salon pour valoriser les savoir-faire développés dans l’élevage, la sélection et la vente des reproducteurs, «les éleveurs ont cette aptitude pour proposer des animaux idéaux pour l’élevage»
Des connaissances qui concernent aussi l’engraissement en travaillant sur la qualité, «il y a pas mal de naisseurs-engraisseurs qui sont spécialisés dans le bœuf gascon label rouge, qui permet d’avoir une viande savoureuse nourrie à l’herbe, aux foins, et aux céréales de l’exploitation»
Eric Soucasse est éleveur à Lasastide-de-Sérou. Il sera une fois de plus présent au salon de l’agriculture.
En 2005, il a repris la ferme familiale, «mon père exploitait déjà la gasconne depuis plusieurs générations»
Travailler avec cette race? «Elle s’adapte très bien au pays. C’est une bête très rustique, qui se nourrit rien qu’avec de l’herbe, qui monte à la montagne»
Autre argument élogieux, «c’est une bête qui valorise plusieurs productions: on peut s’en servir comme support au croisement, et on peut faire de la génétique en pur selon les critères de chaque exploitation»
Le but du salon? «Etre présent dans des concours (et les gagner!) pour faire de la publicité pour la race, pour une image collective pour tous les éleveurs, pour pouvoir vendre et exporter de la Gasconne»
En clair: «que la race gasconne continue de se développer»
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