La rivière Ariège et ses affluents sont désormais gérés sur le département par trois entités bien distinctes: le SMAHVAV sur la Haute Ariège, la communauté du Pays de Foix entre les retenues de Mercus-Garrabet et de Labarre et le SYRRPA sur la plaine d’Ariège.
Depuis un an, les activités et les compétences des trois syndicats de rivière (le SIRAS sur le Scios, le SIAL sur l’Alses et le SIPA sur l’Ariège) en place sur les cantons de Foix ville et de Foix rural, ont été transférés à la communauté de communes du Pays de Foix et cette prise de compétence permet ainsi d’envisager la gestion des rivières sur l’ensemble du territoire, y compris le bassin versant de l’Arget et le ruisseau de Loubières.
Stéphane Cabanac, technicien rivière, travaille en relation avec les élus pour mettre en place un programme sur cinq ans renouvelable car dans ce nouveau schéma, la communauté de communes doit traiter 106km de rivières, soit un total de 212 000 mètres de linéaire de cours d’eau de piémont.
Un travail réalisé en partenariat avec les services de l’Etat (Direction départementale des territoires), Migado, l’ANA, la fédération des pêcheurs de l’Ariège, l’agence de l’eau Adour-Garonne car la plupart de ce territoire est en zone Natura 2000.
L’objectif de cette mission étant d’une part la gestion, la restauration et l’entretien des cours d’eau du périmètre dans le respect de l’environnement et d’autre part, si besoin, la réalisation d’ouvrages de protection de berges.
La mission de gestion de ces rivière est plurielle: surveillance quotidienne des cours d’eau et de leurs affluents, suivi et entretien régulier par des travaux de maintenance (pour restaurer ou entretenir la végétation des berges soit pour restaurer ou entretenir la section d’écoulement et la continuité écologique), rôle d’information auprès des riverains, suivi des travaux, etc.
«C’est une politique de gestion raisonnée, explique Stéphane Cabanac, car toute intervention sur un milieu naturel peut avoir des conséquence à court ou moyen terme.
Nous travaillons à la réhabilitation de la végétation, on supprime les espèces dites exotiques pour favoriser les espèces locales»
Ces travaux, plus qu’un simple nettoyage d’arbres morts et penchés, visent à éclaircir et sélectionner les essences sur les berges (afin de maintenir un équilibre ombre et lumière pour le milieu halieutique), collecter tous les déchets déposés par les riverains ou transportés par le cour d’eau (cela va de la matière plastique à la ferraille en passant par les encombrants qui sont transportés à la déchetterie de Foix).
«Cette rivière est particulièrement encombrée par les déchets» regrette le technicien.
Depuis le 15 novembre la Société Ariègeoise des Travaux Forestiers (SATF) qui a décroché le marché pour le lot n°3 sur la rivière Ariège (un budget de plus de 91 000€) s’active les pieds dans l’eau par n’importe quel temps pour que le chantier soit terminé à la mi-février.
Ainsi chaque année, des kilomètres de cours d’eau sont restaurés, entretenus et surveillés pour permettre à l’écosystème rivière de rester un milieu vivant, un facteur de développement économique, un aspect naturel paysager et un lieu privilégié pour les loisirs de pleine nature comme le Canoë-Kayak.
A noter que le stade d’eau vive de Foix à l’Ayroule sur la rivière Ariège accueille chaque année des compétitions internationales.
- Tonte des brebis avant le départ en estive
- Consommer juste et local: l'AMAP de Pamiers ouverte à de nouvelles familles
- Mas d'Azil: en campagne... pour les produits locaux
- Transhumances en Barguillière: rendez-vous le 19 mai
- Camon: des vignes au pied de l'abbaye
- 2nde édition de la Fête du Bois de Pays
- Que la montagne est belle dans le pas des troupeaux!
- Motion ariégeoise contre la Prime à l'engraissement: le président de la FDSEA en désaccord
- Les vautours attaquent de jeunes veaux en Basse-Ariège
- Isards: une espèce sous haute surveillance dans la Réserve d'Orlu

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




