Le froid polaire de ce mois de février avait énormément compliqué le travail des agriculteurs dans leurs fermes.
Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan pour les maraichers, pépiniéristes et horticulteurs qui sont entrain de mesurer l’étendue des dégâts.
Philippe Dausque (en contact avec les maraichers pour le Civam bio), confirme «il y a des dégâts importants en plein champ mais aussi sous serre». Même s’il est peut-être un peu tôt pour se prononcer, «on est encore en phase de dégel. La terre en profondeur est encore froide»
Certains agriculteurs ont quand même réussi à protéger leur production en serre sous des voiles thermiques, qui protègent de quelques degrés.
Mais les pertes sont quand même là, et «pour les agriculteurs qui n’ont pas de trésorerie, cela veut dire que pendant deux mois, ils ne vont rien rentrer» précise Philippe Dausques.
Pour Séverine Ferrand, installée en maraichage près de Mirepoix, c’est un coup dur, «déjà que l’année 2011 a été un peu difficile»
L’agricultrice a du jeter quantité de choux blanc, choux rouge, choux fleur, «les poireaux aussi sont très abimés»
Même chose sur une exploitation à Fabas, où les salades et les fenouils n’ont pas survécu à la vague de froid.
Chez les pépiniéristes, certains ont pu prendre les devants. C’est le cas à la jardinerie Clarac à Pamiers.
«Nous étions prévenus par la météo», explique la gérante «donc nous avons rentré toutes les plantes sensibles». Pas de grosses pertes à déplorer, «même si nous avons eu un gros travail d’arrosage à faire après (même si nous sommes en hiver). Car les plantes qui ont été dans le froid ou sous la neige ont soif»
Dans une autre pépinière à Saint-Jean-du-Falga, «on ne pourra voir l’étendue des dégâts sur les arbustes qu’au moment où les jeunes pousses arrivent. On peut quand même voir dès aujourd’hui aux feuilles que certains arbustes ont été abimés»
Il est donc encore un peu tôt pour mesurer l’étendue des dégâts.
La chambre d’agriculture de l’Ariège n’a pas demandé (comme dans d’autres départements de Midi-Pyrénées) à ce que certaines cultures soient placées sous le régime des calamités agricoles.
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