Du Gard vers l'Ariège, l'association Kokopelli prône la libération de la semence et la protection de la biodiversité alimentaire
L’équipe de l’association Kokopelli est en plein déménagement. De ses bureaux à Alès, elle sera officiellement installée au Mas d’Azil à partir du 1er septembre prochain. Au 22 Cap de l'Ourm au Mas d'Azil, Kokopelli souhaite évoluer dans de meilleures conditions.
La décision a été prise car les locaux situés dans une zone commerciale coupée de toute agriculture dans le Gard cévenol ne correspondait pas à la philosophie prônée par l’association. Ils n’étaient pas en harmonie avec le message, fondé sur la libération des semences et la promotion de l’agro-écologie, que les membres de l’association veulent véhiculer.
Le choix du Mas d’Azil a été fait après de vaines recherches dans le Gard. «Pour reconnecter notre quotidien à l’agriculture, nous avons longuement cherché un site alternatif dans le Gard, mais ces recherches, en raison notamment du haut niveau des prix dans ce département, se sont avérées infructueuses. Ainsi c’est l’Ariège, département très bien positionné pour ses surfaces de production en agriculture biologique, qui nous a finalement ouvert ses portes, et nous y avons récemment fait l’acquisition d’une petite ferme de 15 hectares, qui va nous permettre de produire des semences pour la campagne «Semences sans Frontières», d’exposer notre collection de variétés potagères à nos visiteurs, de dispenser des formations d’agro-écologie, d’accueillir des festivals, des woofers, etc. Le transfert de nos locaux vers le Mas d’Azil, situés à quelques kilomètres de là, va participer de ce sain retour au vert» explique l’association.
Préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières
Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999 par Dominique et Sofy Guillet, et qui a pris le relais de Terre de Semences et du Jardin Botanique de la Mhotte fondés, dans l'Allier, respectivement en 1992 et en 1994.
Ses militants œuvrent pour la libération de la semence et de l’humus et la protection de la biodiversité alimentaire, en rassemblant tous ceux et toutes celles qui souhaitent préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles.
Grâce à son propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, l’association maintient une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges.
En plus de vendre ses semences, l’association organise des stages et des séminaires sur différents thèmes de l’agro-écologie. Avec l’envie de «réintroduire les vrais valeurs agricoles et jardinières et libérer, ainsi, l’humus en libérant la terre de la tyrannie des techniques d’agricultures modernes toxiques» selon les propres mots de l’association.
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