L'association départementale des retraités agricoles demande une revalorisation conséquente du montant des retraites
© midinews (archives)La demande n’est pas nouvelle mais se fait de plus en plus pressante à l’approche de prochaines modalités pour le dossier des retraites. En plein cœur de l’été, le conseil d’administration de l’ADRA (association départementale des retraités agricoles) réuni à Foix à la Chambre d’agriculture a pris connaissance des propositions des Ministres de l’agriculture, des affaires sociales et de la solidarité lors de la table ronde sur l’avenir des retraites des non salariés agricole.
Etaient également présents l’ANRAF (assemblée nationale des retraités agricoles de France) ainsi que les autres syndicats agricoles, la FNSEA, la section des anciens exploitants les Jeunes Agriculteurs, les représentants du MODEF, de la coordination rurale, de la confédération paysanne et le président de la CCMSA.
Et du côté de l’Adra, le compte n’y est pas. «Les propositions du gouvernement sont bridées par le financement, 75% du SMIC en 2017 pour les chefs d’exploitation. Nous demandons avec l’ANRAF 85% du SMIC y compris pour ceux qui sont déjà en retraite, les conjoints et les aides familiaux» explique l’association.
«L’Adra et l’Anraf n’accepteront pas n’importe quoi !»
Elle explique: «après avoir travaillé dans des conditions difficiles 40, 45 ans, souvent sans vacances, ni week-end, les agricultrices et agriculteurs méritent de partir à la retraite dans des conditions décentes. Or, le niveau de leur pension de retraite est toujours le plus bas de toutes les catégories sociales et les conditions de départ, issues des réformes de 2003 et 2009 constituent d’inadmissibles régressions sociales. Un allongement supplémentaire de la durée de cotisation pour prétendre à un départ à la retraite mérité est inacceptable. Le montant des retraites des exploitant(e)s avec 500 ou 700 euros par mois est indigne»
C’est pour ces raisons que l’association de l’Ariège appelle le président de la République et le gouvernement à ne pas oublier la promesse d’une revalorisation conséquente du montant des retraites.
Après les propositions faites par les représentants du gouvernement en ce qui concerne la retraite complémentaire des conjoints collaborateurs et aides familiaux y compris pour ceux qui sont déjà à la retraite, avec un certain nombre de critères pour l’application, l’association regrette que les choses n’aillent pas plus loin.
«Le gain annuel serait d’environ 351 € pour les femmes et 151€ pour les hommes. Le gouvernement ne veut pas aller plus loin avec pour argument le coût de l’opération»
De son côté, l’ANRAF affirme que les financements peuvent être assurés par le déplafonnement des cotisations vieillesses et une taxe vieillesse sur les bénéfices des industries agroalimentaires, banques, assurances agricoles, grande distribution, entreprises de trading sur les matières premières.
Mutualisme et coopération, voilà les valeurs que prônent l’association qui comme beaucoup d’instances syndicales ou associatives sera très attentive aux décisions de septembre à venir. En rappelant bien que «l’ADRA et l’ANRAF n’accepteront pas n’importe quoi !»
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