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Sur fond de tension en Ariège, la Dreal rend public le bilan des dommages d'ours sur le massif des Pyrénées

© midinews (archives) - D. Hiller

Ce sont des faits tangibles sur lesquels s’appuie la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

Des dommages comptabilisés pour l’année 2013 jusqu’au 31 août à partir des informations fournies par les départements du massif et le parc national des Pyrénées.

Sur les six départements concernés est réalisé le bilan des dommages avec le nombre de dossiers enregistrés, ceux qui sont imputés à l’ours, en nombre d’animaux, en nombre de ruches et ceux qui sont examinés en commission afin de procéder ou non à une compensation pour les dommages incertains. Survenus en septembre, les derniers événements en Ariège sur l’estive de Pouilh n’apparaissent donc pas dans ce premier bilan.

Les chiffres ne laissent aucun doute: l’Ariège est bien le département pyrénéen le plus touché en globalité. Sur 140 dossiers enregistrés, 92 concernent l’Ariège dont 56 sont d’ores et déjà imputés à l’ours.

En nombre d’animaux touchés, 85 sur 116 le sont encore en Ariège. En y ajoutant les deux seules ruches touchées pour tout le massif.

Enfin 31 dossiers restent encore à examiner par la commission d'indemnisation des dégâts des ours (CIDO) en Ariège sur 41 au total.
Données à prendre avec précaution tant que la saison d’estive n’est pas terminéeLe rapport établi par le service biodiversité et ressources naturelles de la Dreal se veut prudent. Il précise qu’à cause de mauvaises conditions météorologiques en fin de printemps les montées des troupeaux en estive ont été retardées de 2 à 3 semaines comme cela a pu être le cas en Ariège.

Le constat global qui ressort de ce rapport au 31 août 2013 fait apparaître une diminution des dommages imputés à l’ours par rapport à 2012 et 2011 sur l’ensemble du massif des Pyrénées. Ses 6000 exploitations pastorales, 1290 estives, 100 000 bovins, 570 000 ovins et 14 000 équins et sur une surface totale de 550 000 hectares dont 70% située en zone Natura 2000.

Toutefois, le nombre de dossiers enregistrés reste stable et ces données ne constituent qu’une tendance à prendre avec précaution tant que la saison d’estive n’est pas achevée.
La guerre des communiqués entre pro et anti-oursIl y a un peu plus d’une semaine, les associations Aspap et Addip alertaient les médias sur une possible attaque d’ours sur l’estive de Pouilh en Couserans sur le hameau de Salau.

En réaction, les associations Pays de l’Ours-Adet et Ferus en faveur du plantigrade envoyaient également leur version des choses. Depuis, la tension semble avoir du mal à retomber, les communiqués se succédant avec autant de véhémence des deux côtés.

Difficile alors de s’y retrouver tant les arguments sont en totale contradiction. La préfecture de l’Ariège sollicitée à la suite de cette annonce n’a toujours pas fait valoir son point de vue même si Mme le préfet en poste depuis le mois d’août en Ariège a indiqué son intention de communiquer. Intention qui ne reste à ce jour qu’au stade de l’intention et non du concret.

Il faudra donc attendre encore pour en savoir plus sur cet événement en tout cas malheureux, quelle qu’en soit la cause, puisque beaucoup de bêtes y ont perdu la vie dans des conditions assez troubles et qui restent à éclaircir.

Anne-Sophie Fontanet | 17/09/2013 - 18:34 | Lu: 26835 fois