L'ACAP réaffirme sa volonté d'une PAC juste, ambitieuse et pariant sur le développement durable des zones de montagne
Ambition ou abandon pour la montagne à l’heure des arbitrages nationaux sur la politique agricole commune? C’est la question que se pose l’association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées dont le siège est à Foix.
Cette association qui réunit tous les départements du massif pyrénéen, du Pays Basque aux Pyrénées-Orientales, met en avant son travail de sensibilisation des élus agricoles, territoriaux et nationaux aux enjeux spécifiques de l’agriculture pyrénéenne depuis novembre 2012. Une sorte de lobbying pyrénéen faisant le pari d’un développement durable des zones de montagne.
«C’est parce que l’agriculture pyrénéenne est confrontée à des enjeux démographiques et économiques majeurs qu’elle doit être en mesure de mettre à profit l’ensemble des opportunités ouvertes par le nouveau cadre européen pour valoriser tous ses potentiels: qualitatifs, économiques, environnementaux, agro écologiques et territoriaux» se positionne l’ACAP.
L’association veut faire entendre sa voix pour une politique agricole nationale, «qui intègre la montagne comme un atout, et ne cède pas à la tentation de voir ces territoires spécifiques circonscrits à une unique politique de compensation de handicap»
Faire valoir l’agriculture de montagne comme une chance pour la France«Elle est une chance dans le défi environnemental posé aujourd’hui aux activités de production alimentaire. Elle doit pouvoir bénéficier d’une reconnaissance forte de sa contribution environnementale, par l’établissement d’un paiement vert forfaitaire dès 2014» appuie l’association par la voix de son chargé de mission Pierre Poullain.
«Pourtant, elle fait aujourd’hui l’objet des paiements directs des plus faibles de l’Hexagone» renchérit l’association. Dans son rôle de lobbying, l’ACAP souhaite voir s’établir un régime de soutien direct équitable, permettant une convergence achevée à l’échelle du territoire national.
L’association veut insister sur le fait que les Pyrénées ont fait le choix de l’ambition en proposant un projet agricole pyrénéen stratégique pour 2014-2020. «Il revient aux décideurs nationaux de faire connaître leur vision de l’avenir de l’agriculture, et du rôle de la montagne, dans le projet qu’ils poursuivent pour la France» conclut-elle.
dans la même rubrique
- Ustou: un premier lâcher de bouquetins ouvert au public ce mercredi
- Le bouquetin, ce monarque des montagnes, s'introduit en Ariège... en public
- Les apiculteurs du collectif Ariégeois ont l'impression d'être «trahis et abandonnés»
- Une nouvelle salle de nécropsie pour répondre aux missions sanitaires et pédagogiques de la Fédération des Chasseurs de l'Ariège
- Pestivirose de l'isard: vacciner les brebis pour sauver les isards
- Basse-Ariège: réunion de crise sur fond de vol de matériel d'irrigation
- Pamiers: des légumes bio tous les jeudis à la sortie du train
- Transition énergétique: dans le bâtiment des solutions existent pour un nouveau modèle ariégeois
- Satisfecit partagé pour l'opération Innov'Action
- Haut Couserans: les marmottes, de drôles de sentinelles au cirque de Gérac
- Foix: contre les prédateurs, une grande manifestation samedi pour la défense de la ruralité
- Comptage flash à l'isard dans le haut Salat
- Eric Fouquet, inspecteur général de santé publique vétérinaire conduit la mission vautour en Ariège
- La ruralité en ordre de bataille contre les prédations et les grands prédateurs
- Union sacrée du monde rural contre l'ours, les vautours et le loup
- Transhumance avec les chevaux de Mérens en vallée de Bethmale








