Rimont: un grenier qui le confirme, dans le cochon, c'est bien connu tout est bon!
Ils ont attendu un an avant de se décider à procéder à la sacro-sainte inauguration officielle. Mais Sophie et Jean Nocque voulaient d’abord être assurés de la bonne marche de leur petite entreprise.
Et du monde il en est venu en ce mardi d’octobre le moment venu, de bonnes fées qui se penchent sur le berceau – le grenier devrait-on dire – de cette entreprise familiale qui fête ses un an.
«C’est un véritable choix de vie» affirme Jean Nocque. Elle comptable lui venu de l’agroalimentaire, ils ont déjà une longue carrière derrière eux lorsqu’ils se décident à reprendre le Grenier à Jambons, route de Combelongue à Rimont et de s’installer ici avec leurs deux enfants.
Chantre des circuits-courts et d’une haute notion des produits de terroir de qualité, Sophie et Jean Nocque proposent dans leur boutique d’environ 400 m² (en comptant les espaces de production et de de transformation) «un peu trop en retrait de la route départementale», des spécialités à base de porcs élevés sur place: jambons, plats cuisinés en conserve, saucisses et tout un panel de charcuteries et salaisons plus alléchantes les unes que les autres.
Entre la boutique, les ateliers de transformation et les sites d’élevage ce sont près de 800 K€ qui ont été investis là. «Une aventure rendue possible grâce au soutien de la famille, des amis mais aussi des institutionnels qui nous ont accompagnés et encouragés comme Initiative Ariège, Ariège expansion ou encore la chambre des métiers» confesse Jean.
Une réalisation exemplaire reconnue
A partir de cochons venus d’Aude ou de Toulouse, environ 120 à 150 cochons sont en permanence élevés sur site, ce sont une petite dizaine qui «sont ensuite abattus chaque semaine à l’abattoir de Saint-Girons, pour fabriquer ensuite sur place les diverses spécialités»; des produits ensuite écoulés à 80% directement sur le marché de Saint-Girons.
A la pointe des dernières techniques «400 porcs sont élevés sur lit de paille par an, en semi-liberté et nourris à base de céréales sans OGM», aucune odeur ni rejets polluants ne se dégagent, le site emploie trois salariés dont deux à temps plein et se voit reconnu à tous les niveaux.
Un agrément délivré par la communauté européenne fin août lui ouvre la porte à de nouveaux marchés tandis que le Grenier à Jambons est aussi le premier atelier à obtenir la marque Parc.
Deux reconnaissances qui permettent à Jean de mettre en avant la qualité, le terroir et un savoir-faire reconnu qui s’appuie sur une bonne connaissance du cochon. Eléments qui restent pour lui «une façon de sécuriser le client sur le plan alimentaire, mais aussi de faire travailler des Couserannais», au travers d’un réel engagement en faveur de la proximité.
Le chargé de mission d’Initiative Ariège Loic Cresto attestera à son tour du «caractère exemplaire de cette réalisation, un projet d’envergure, qui comprend un double volet production et exploitation sur place et démontre l’existence d’un marché sur les produits courts et d’une forte demande du local qui a su convaincre les banquiers.
C’est une réussite qui dénote aussi la faculté des deux entrepreneurs à mobiliser les ressources existantes sur le département, notamment en matière d’appui, d’accompagnement et d’aides financières»
Inutile de demander ce qui était prévu au menu de cette inauguration enfin officielle; un indice peut-être: dans le cochon tout est bon, une expression vérifiée sur place directement par bien des personnes présentes.
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