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Montaut: première récolte de noix bio au domaine de Rigaudet

© midinews 2013

Alexia est passionnée par les chevaux. A l’origine cette ostéopathe équine développe depuis quelques années un petit élevage de poneys Shetland sur la commune de Montaut.

Il y a deux ans, elle décide de passer un brevet professionnel mention «responsable d’exploitation agricole» et rachète 18 hectares de noyers en culture bio.

Elle vient à peine d’achever son cursus d’installation en tant que jeune agricultrice; un gros investissement pour cette jeune femme de 28 ans car au-delà de la machine à ramasser les noix, c’est une chaîne de traitement au complet qu’elle vient de monter dans son nouveau bâtiment d’exploitation.

«Je fais trois passage entre les arbres puis les noix sont lavées et séchées avant de passer à la calibreuse. Les plus petites sont utilisées pour l’huile, les autres pour des noix coque ou des cerneaux»

Un raccordement direct au puits permet d’alimenter en eau le tapis sur lequel les noix sont lavées. Une impressionnante machine à trois étages permet ensuite de les sécher: «les noix fraîches contiennent près de 60% d’eau, elles ne se conservent pas longtemps c’est pour cette raison qu’il faut les faire sécher. Autrefois c’était sur des clayettes pendant des mois, actuellement elles passent dans cette machine et pendant trois jours elles sont chauffées à 30 degrés…

Après le séchage, la calibreuse. Les plus petites sont concassées pour l’huile, les autres vendues entières (noix coques) ou en cerneaux. On peut venir ici sur l’exploitation ou sur les marchés de Ramonville, d’Escalquens ou au rayon primeur de grandes surfaces locales
»

Actuellement c’est le rush pour Alexia car la récolte dure trois semaines. Aussi elle fait appel à sa famille installée en région toulousaine. Petit frère, parents répondent toujours à l’appel. «C’est vraiment une belle région et avec l’expérience nous faisons des progrès… aujourd’hui en 4 heures nous avons traité 30 kg de noix !»

L’exploitation demande à toutes les époques de l’année un gros investissement humain car le cahier des charges en bio est très strict: «ici pas d’engrais chimiques, on fait tout au giro-broyeur et les poneys me sont d’une aide précieuse pour l’entretien des espaces dans la noyeraie.

C’est de la noix Franquette, elle est réputée pour sa résistance et ses qualités gustatives. Je n’arrive à produire que 7 tonnes par an mais en aérant les sols et en y apportant de l’engrais naturel (notamment des arêtes de poisson en poudre pour l’apport en phosphore); je compte bien atteindre les 20 tonnes d’ici les prochaines années
»

Le travail ne fait pas peur à Alexia qui compte bien se faire une place dans le monde très fermé de la noix bio. Bien que le berceau d’exploitation de la noix soit le Dauphiné et le Périgord, le département de l’Ariège commence à être réputé pour ses productions nucicoles.

Contact:
EARL du Rigaudet
06 29 96 79 93

Laurence Cabrol | 28/10/2013 - 18:06 | Lu: 21159 fois