La Bastide de Bousignac: le «plus vieux maire de France» abandonne le combat politique

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Roger Sénié jette l’éponge.

A un peu plus d’un an des élections municipales de 2014, le «plus vieux maire de France» en nombre de mandats (12!) annonce qu’il n'en briguera pas de nouveau.

Si la nouvelle était attendue de la part du doyen des élus ariégeois qui soufflera ses quatre-vingt quatorze bougies cette année, elle n’en figure pas moins un événement dans le paysage politique départemental.

Roger Sénié préside en effet aux destinées de la commune de La Bastide de Bousignac depuis 1947.

Pour la petite histoire, il succédait alors à Joseph Cassagne, lui-même élu durant près de vingt ans. Entre Mirapicien et Pays d’Olmes, l’action publique s’inscrit dans la durée…

«En 1947, La Bastide de Bousignac vivait encore au temps du Moyen-Age, les rues étaient engravées et les chemins en terre battue» aime-t-il à rappeler tout en se félicitant de la mise en œuvre du projet de déviation de sa commune.

Toujours très impliqué dans la gestion de la commune, il peut sans peine disserter sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle, évoquer la richesse du tissu industriel local ou encore développer sans faiblir les arguments qui l’ont, des années durant, incité à refuser les avances de la communauté de communes (qu’il a dû rejoindre, forcé, au 1er janvier de cette année).

Aujourd’hui, Roger Sénié avoue cependant une certaine fatigue qui l’empêche d’accomplir sa tâche avec l’énergie qu’il estime nécessaire.

Clin d’œil du calendrier, cette annonce survient au lendemain de la révélation de la démission prochaine du Pape Benoît XVI. Un hasard qui n’est pas sans amuser le premier magistrat de La Bastide.

Roger Sénié est un homme que l’on qualifie pudiquement de caractère.
Celui qui a été (on l’oublierait presque) conseiller général de 1958 à 1964, aura également marqué le territoire ariégeois par ses combats politiciens.

Longtemps président départemental du RPR, toujours président honoraire de l’UMP ariégeoise, il a été la voix de l’opposition au cœur d’une terre aux racines socialistes profondes.

Que l’on apprécie l’homme ou non, que l’on ait soutenu ou combattu le politique, c’est une nouvelle page de l’histoire locale qui se tourne avec ce départ annoncé.

PH | 13/02/2013 - 18:46 | Lu: 78911 fois