Ce n’est pas le titre d’une chanson de pop usée, mais plutôt la suite d’un feuilleton départemental qui dure depuis plusieurs semaines et qui concerne CAPI: le «Club Ariège Pyrénées Investissement»
Derrière ce sigle, il y a une association basée à Paris créée il y a 9 ans qui avait pour mission d’attirer les investisseurs en Ariège et de faire la promotion du département.
Aujourd’hui, la structure va être dissoute. En effet, elle est depuis plusieurs mois au cœur de la polémique.
Plus exactement, depuis qu’un rapport au vitriol circulant sur internet (rédigé par l’ancien trésorier de la structure, Michel Bégon) a mis le feu aux poudres.
Le document remet en effet en cause la «rigueur morale et financière» de l’association. Avec au fil des pages, des «irrégularités», un coût de fonctionnement élevé, la «confusion de fonds d’origine publique avec des avantages personnels», ou encore le fait que la venue d’investisseurs privés ait finalement abouti sur «trop d’escroqueries et trop de chantiers inachevés pour être dignes d’autosatisfaction»
Le CAPI étant financé presque exclusivement par le Conseil général (c’est à dire par de l’argent public), ce rapport n’était évidement pas passé inaperçu.
Début novembre, le président du Conseil Général réclamait les preuves comptables des faits énoncés par le rapport Bégon, mais continuait de considérer comme indispensable l’existence du CAPI.
Quelques semaines plus tard, revirement de situation, c’est le président de l’association Alain Juillet qui publie un communiqué annonçant le dissolution du CAPI, «le Conseil général de l'Ariège souhaitant donner une nouvelle orientation à sa politique de promotion du département, a décidé notamment de reprendre directement l'activité d'animation, de rencontres et de notoriété réalisée depuis 9 ans par le CAPI»
Et de poursuivre, «le conseil d'administration du CAPI, comprenant la volonté d'évolution souhaitée par le Conseil général et tirant les conséquences de cette situation, a mis fin à son existence»
Une assemblée générale extraordinaire sera donc convoquée prochainement pour dissoudre l'association.
Au Conseil général, on explique que cette décision «est dans la suite logique de la volonté de réduire la voilure du CAPI face aux dysfonctionnements (non avérés, car pour le moment il n’y a pas de preuves) qui ont été soulevés». Considérant aussi que le club «ne remplissait pas la mission qui lui avait été donnée par le département»
Pour autant, la volonté de promouvoir l’Ariège auprès de la capitale est toujours d’actualité, «le Conseil général de l’Ariège réfléchit sur une nouvelle façon de travailler sur Paris auprès des décideurs politiques, économiques et médiatiques»
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