C’est le député de l’Ariège Henri Nayrou qui a pris le taureau par les cornes ce mercredi dans l’hémicycle.
Hier, en marge de la visite de Nicolas Sarkozy, un rassemblement (400 personnes selon les autorités, 1000 selon les organisations syndicales) a eu lieu, en présence de plusieurs élus.
Une manifestation pacifique, qui s’est terminée de façon peu commune en Ariège.
Les manifestants ont tenté de se rapprocher du lieu du meeting du président de la république, en se dirigeant vers la sous-préfecture de Pamiers.
Les forces de l’ordre ont alors employé les grands moyens: grenades à projectiles en caoutchouc et lacrymogènes. Des moyens démesurés au regard de la situation, selon de nombreuses personnes présentes sur place au moment des faits. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées.
Henri Nayrou s’est indigné aujourd’hui dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, «un millier de citoyens ariégeois, mécontents mais pas belliqueux, était rassemblés, immobiles, à un kilomètre environ où le candidat Sarkozy tenait meeting. Il parait que la zone interdite commençait là. Vous parlez d’un danger! Les forces de l’ordre ont demandé à la foule de reculer. La foule n’a pas bougé, n’a pas avancé non plus et a entonné la marseillaise, chant séditieux comme chacun le sait! [...] Deux conseillers généraux en ont pris plein les yeux et un coup au moral. Une dame a pris un balle en caoutchouc dans le dos. Ma collègue Marie-France Vilaplana m’a dit: je suis scandalisée, on nous a traité comme des terroristes !»
Le député a évoqué un «déploiement disproportionné» et a demandé au ministre: «ces actes de délinquances républicaines vont-ils être comptabilisés sur son bilan 2012? Enfin, le président de la république n’aurait pas du présenter ses vœux au monde rural, il aurait du présenter ses excuses!»
La réponse du gouvernement ne s’est pas faite attendre.
Philippe Richert (ministre des collectivités territoriales) a parlé d’une «polémique médiocre» et a raconté sa version des faits, «un groupe de manifestants qui avait été autorisé à se rassembler de manière statique a décidé de former un cortège, contrairement aux engagements pris pour se rendre à l’intérieur du site protégé. Ils ont été bloqués par les forces de l’ordre dans leur progression vers la sous préfecture.
Le cortège a voulu forcer un barrage de CRS. Les sommations règlementaires ont été effectuées. Les manifestants ne relâchant pas pour autant leur pression, deux tirs de gaz lacrymogènes ont été tirés et les manifestants ont reflué»
Conclusion pour le ministre: «4 personnes ont déclaré être très légèrement blessées, parmi lesquelles un délégué syndical. Elles ne font l’objet d’aucune ITT»
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