Replacer la montagne au cœur du débat politique à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles, telle est l’ambition de l’association ariégeoise «Que la Montagne est Rebelle»
Créée il y a un an à peine, cette structure apolitique s’engage, après la protestation suscitée par la fermeture de classes, sur la voie de la réflexion en proposant les secondes confrontations de l’innovation en montagne.
Une première édition sous forme de débat avait eu lieu au mois de novembre en relation avec la mission Agrobioscience en présence de géographes, sociologues et spécialistes de l’aménagement du territoire.
Pour cette seconde édition, les organisateurs ont souhaité élargir le débat, d’une part en sollicitant directement les partis politiques qui présenteront un candidat au premier tour des élections présidentielles, d’autre part en permettant aux internautes de leur poser des questions sur quatre thématiques précises: l’emploi, la culture, l’aménagement, les services publics.
Selon François Soulé, accompagnateur en montagne et agent de développement économique à Mérens, Christian Loustau, gérant de gîte à l’Hospitalet, et Alain Naudy, maire d’Orlu, tous trois animateurs de cette association, il s’agit «d’un débat citoyen avec de véritables propositions»
Certes l’exercice peut paraître périlleux pour les hommes politiques que de se confronter à des experts et bien peu ont répondu à l’invitation (à ce jour seul Marc Carballido, vice-président du conseil régional, a accepté l’invitation).
«La Montagne rebelle continue à travailler dans cette optique de concertation, à faire des propositions, explique Alain Naudy. Pour faire avancer les idées et le débat il faut qu’il y ait des points de vue contradictoires.
Lors de la première confrontation les échos de la montagne rebelle se sont faits entendre jusque dans les Alpes et le Massif Central […] avec ce débat il jaillira des idées nouvelles qui nous forceront à avancer»
Jusqu’à présent, l’association des élus de la montagne (ANEM) arrive à force de travail et de lobbying à faire reconnaître les spécificités des zones de montagne: «cette spécificité géographique est souvent un handicap pour les populations qui ont fait le choix d’y vivre, il faut que cette différence soit reconnue.
Mais le but du jeu ce n’est pas seulement de tendre la main et attendre la solidarité nationale ou le soutien des collectivités qui pallient au désengagement de l’Etat, il faut être force de proposition et d’innovation»
Aujourd’hui les communes à l’initiative de cette association (Orlu, Mérens, l’Hospitalet) ont réussi grâce à leur communication pertinente (effigie d’une Marianne républicaine rouge de colère) à faire des émules mais toutes les communes de montagne n’ont pas les moyens de s’exprimer, ni de rentrer en résistance face aux menaces de fermetures de classes ou de services publics, aussi l’association «Que la Montagne est Rebelle» entend travailler à leurs côtés.
«Nous arrivons à un point de rupture» poursuit Alain Naudy, qui n’a pas hésité l’an passé pour conserver une classe à faire venir des familles en utilisant le site de petites annonces «le bon coin»
«L’école n’est pas une lubie, c’est le révélateur d’une certaine politique et d’un certain mal-être […] s’il n’y a plus d’école, le village est condamné à plus ou moins long terme»
En organisant cette confrontation républicaine le 4 février à 14h, l’association entend également marquer les esprits: «c’est le premier week-end des vacances de février, nous souhaitons que les habitants des zones de montagne rencontrent et échangent avec les gens qui viennent consommer du ski»
Cette deuxième confrontation de l’innovation en montagne entend donner la parole aux sympathisants et aux internautes, dès à présent vous pouvez vous connecter sur le site http://www.quelamontagneestrebelle.com pour déposer vos questions avant le 4 février 2012... et rendez-vous samedi 4 février à 14h salle des fêtes de l’Hospitalet.
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