Quelques minutes avant le discours du Président de la république salle de la Rijole, le service de presse de l’Elysée a distribué une version écrite du discours aux journalistes. «Embargo au prononcé» disait le document.
Pourtant, les 9 pages distribuées étaient finalement bien éloignées du discours qui a vraiment été prononcé par le chef de l’Etat. Plusieurs paragraphes ont été supprimés, et quelques sujets pas du tout abordés. Voici quelques extraits qui intéresseront quand même les Ariégeois: ce qu’il n’a pas dit, mais qu’il aurait pu dire.
-l’E9, «bloquée par des choix locaux»
«Je suis attaché à ce que cette liaison autoroutière se poursuive vers l’Andorre et vers l’Espagne, et plus clairement encore, entre Tarascon et le tunnel de Puymorens. L’Etat a toujours pris très au sérieux le besoin de désenclavement de l’Ariège.
C’est ainsi que la mise en 2x2 voies de cet axe routier figure au schéma national des infrastructures de transports. C’est ainsi que l’Etat a prévu les crédits pour faire progresser les travaux sur 25 kilomètres jusqu’à Ax-les-Thermes. Des ouvrages d’art ont d’ores et déjà été construits.
Malgré tous nos efforts, ces travaux sont aujourd’hui bloqués par certains choix locaux. Je le regrette, mais la détermination de l’Etat à réaliser cette liaison pour les Ariégeois, elle, demeure intacte»
-«Les quelques ours qui subsistent dans les Pyrénées»
«Je sais qu’ici aussi en Ariège, le pastoralisme, c’est bien plus qu’une activité agricole, c’est un mode de vie, c’est une culture. Et ici en Ariège, il n’est pas question pour moi de choisir entre le pastoralisme et les quelques ours qui subsistent dans les Pyrénées.
Le choix difficile que nous faisons, c’est celui de perpétuer l’un et l’autre.
Et les décisions doivent toujours se prendre dans la concertation et le pragmatisme, comme lorsque nous avons considéré l’an dernier avec Nathalie Kosciusko-Morizet que la réintroduction d’une ourse dans le Béarn eut été une épreuve inutile pour des agriculteurs déjà rudement éprouvés par la sècheresse»
-«A quoi bon maintenir à toute force un bureau de Poste ouvert deux jours par semaine dans telle ou telle commune ?»
«Nous avons préféré conclure un accord tripartite avec La Poste et l’association des maires de France, voici un an, qui garantit la présence de 17 000 points d’accès au service postal et autant de distributeurs de billets. [...]
Nous avons souhaité ainsi apporter aux populations rurales le même service, ou un service amélioré, en ouvrant une agence postale installée dans une mairie ou bien encore en ouvrant un point Poste chez un commerçant, qui est ouvert au-delà des heures d’ouvertures des services publics et rend un vrai service public»
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