La lumineuse idée de la commune de Loubaut: ne plus éclairer la nuit
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En 2008, quand il réclame pour la première fois un interrupteur pour pouvoir éteindre ses deux lampadaires la nuit, le maire de Loubaut Ramon Bordallo essuie alors nombre de moqueries de la part de ses homologues élus du SCDEA (le syndicat départemental des collectivités électrifiées).
Finalement, après des mois de négociations, «un technicien est venu et a mis un programmateur; ça a pris 5 minutes !»
Aujourd’hui, les moqueries sont loin. Le maire est satisfait. Et la commune de 30 habitants (du canton du Mas d’Azil) éteint les feux à 23h le soir.
Quand avant, les lumières ne s’éteignaient qu’au lever du jour. C’est aussi simple que ça.
«La facture d’électricité de la commune a été divisée par 3. En valeur absolue, cela ne représente pas grand chose, une centaine d’euros. Mais en valeur relative, c’est énorme !» explique Ramon Bordallo.
Car si cet ancien membre d’Europe Ecologie a rendu sa carte, il n’a pas pour autant arrêté de prêcher en faveur des économies d’énergie.
L’économie de 60% d’une énergie gaspillée la nuit, pour le coût d’un programmateur à 15€, le calcul pourrait d’ailleurs inspirer d’autres communes.
A l’argument de la sécurité, il rétorque «c’est une fausse raison. Quand les routes et les ronds point sont moins bien éclairés, les études montrent qu’il y a moins d’accidents car les gens roulent moins vite»
D’ailleurs à Loubaut, la vie continue sans lampadaire la nuit, «un seul habitant s’est plaint que ça s’éteignait un peu tôt» Les autres voient sans doute mieux les étoiles sur le pas de leur porte.
Quant à la délinquance qui est la crainte des petites villes (plus que pour les très petites communes), «il existe des systèmes qui font que la lumière s’allume quand une personne passe» rétorque le maire.
Au 1er janvier 2012, 2098 communes en France ont déjà franchi le pas de l’extinction publique.
En Ariège, il n’en reste plus que 321 à convaincre.
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