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Saint Lizier: le collectif Saint Lizier village en colère ne désarme pas

En cette période de l'année on parle offre touristique, réservations, fréquentations ...sauf  à Saint Lizier, site  pourtant classé au patrimoine de l'UNESCO sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, véritable pépite de la collection «Grands Sites Midi-Pyrénées»...

Le temps n’a pas d’emprise sur les vieilles pierre du cloitre roman, sur le Palais des Evêques ou encore sur le conflit ouvert qui oppose depuis de longs mois une poignée de licérois ( habitants de St Lizier) à l'actuelle municipalité d'Etienne Dedieu.

Après les banderoles déployées dans le village dénonçant l’augmentation des impôts, la demande de mise sous tutelle de la commune, les manifestations, les menaces de grève de la faim, les campagnes de calomnies…pas de trêve, l’exaspération des opposants est toujours d’actualité.

Malgré la torpeur estivale, ce mardi une dizaine de représentants du collectif ont tenu une conférence de presse, une sorte de bilan d’étape après de longs mois de combat face à ce maire décrit comme un  potentat local faisant preuve de manque de discernement et n’ayant aucune vergogne à faire pression sur ses concitoyens.

«La stratégie est déplorable, la situation économique et humaine est catastrophique» résume un des opposants qui regrette tour à tour la perte du label «Plus beau village de France», les dérives d’un conseil municipal aveuglée par un maire incompétents qui mène selon les termes employés la commune dans le mur: «les biens communaux qui devaient être vendus pour renflouer les caisses ne le sont pas à ce jour!

C’est mécanique, les impôts vont encore grimper… la pression fiscale est telle qu’elle n’attire pas les acheteurs et c’est compliqué pour ceux qui veulent vendre
».
Situation tendue depuis les dernières élections municipales
Depuis le printemps 2014, le climat s’est terriblement détérioré. Il est vrai que le conseil municipal rencontre des difficultés, mais le maire encore faut-il le rappeler, a été réélu avec une confortable avance.

Ensuite, on s’en souvient, le préfet de l’Ariège avait saisi la chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées au motif que le budget primitif de la commune pour l’exercice 2013 n’avait pas été voté en équilibre réel.

À ces difficultés financières, s’ajoute la récente condamnation d’Étienne Dedieu devant le tribunal correctionnel de Foix, mais ayant appel de ce jugement et il est donc présumé innocent jusqu’à son prochain procès. Des querelles de personnes certainement exacerbées par le résultat des urnes, entretenues par des haines séculaires.

Bref c’est un climat délétère et électrique qui règne sur la cité épiscopale: «six conseillers municipaux ont déjà démissionné», indique Jean-Louis Orengo, «inventeur» de la Georgette,  tête d’affiche de ce collectif qui compte bien faire tomber la municipalité: «ils ont voté malgré les préconisations de la Cour des comptes des indemnités pour les adjoints, ils viennent d’acheter un tracteur de 50 000 €…

Tout cela contribue à creuser le déficit. Sans compter que le budget a été voté en déséquilibre. Jusqu’à présent nous sommes restés dans la légalité, attendant les décisions de justice, un signe de l’administration. On ne se fait plus d’illusion. Le maire est malade et ceux qui le suivent ne sont pas clairvoyants.

Pour apaiser ces tensions, il faut de nouvelles élections puisque M. Dedieu n’a pas la sagesse de démissionner
».

Si le cas se présente, Jean-Louis Orengo se dit prêt à faire des efforts, à participer à la nouvelle équipe: «nous sommes solidaires, prêts à trouver des solutions par notre village car actuellement on est pris en otage. C’est à la justice à trouver la solution d’un compromis».

Laurence Cabrol | 01/07/2015 - 19:17 | Lu: 15147 fois

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