Basse Ariège: «l'État est à l'écoute des territoires»

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Depuis son arrivée dans le département de l’Ariège, la préfète Marie Lajus va à la rencontre des élus pour mieux s’imprégner des réalités de chaque territoire.

Ce lundi 28 septembre, c’est en basse Ariège qu’elle a été reçue par Philipe Calléja, président de la communauté des communes de Saverdun, les conseillers départementaux du canton Jean-Michel Soler et Géraldine Pons, enfin Louis Marette, maire de Mazères (et pendant plus de vingt ans, conseiller départemental).

Une visite préparée par Jean-Pierre Gillery, sous-préfet d’arrondissement, axée sur le développement économique de ce pays des portes d’Ariège irrigué par l’autoroute, tourné vers la métropole toulousaine.
Économie, innovation et social au programme de la visite préfectorale
Au programme la société Gournac, une PME saverdunoise, spécialisée dans la conception, la fabrication de chapiteaux de réception qui vient de décrocher un important marché pour équiper la COP 21 (conférence climat qui se tiendra au mois de décembre à Paris), le groupe Lacroix-Ruggieri, un des leaders mondiaux en matière de pyrotechnie au service de La Défense ou encore Gardner Areospace (ancien Maz'Air) fournisseur rang 1 pour Airbus qui avec le programme de l’A350 devrait doubler son chiffre d’affaires dans les deux ans à venir.

Un volet social dans cette visite menée au pas de course, avec l’association Hérisson Bellor dont le siège historique est à Mazères.

David Deceuninck en est le directeur depuis 2006. Il a présenté à la préfète les particularités de cette structure qui compte deux établissements: tout d’abord un CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale) avec un centre parental de compétence départementale accueillant femmes enceintes et enfants de moins de trois ans.

Dans le cadre de la politique menée contre les violences faites aux femmes, le foyer réserve trois places dédiées aux victimes de ces violences.

Ensuite second volet, le chantier d’insertion par l’activité économique (IAE) qui emploie autour d’une cuisine centrale destinée à la restauration collective (elle assure plus de 600 repas par jour pour les écoles, maisons de retraite) 15 équivalents temps plein.

«Dans cette dynamique, l’association a également la gestion du domaine de Garabaud (en partenariat avec le conseil départemental et la Direccte), un centre d’insertion pour les personnes qui ont des difficultés à l’emploi ou l’on travaille sur le projet professionnel avec pour objectif, l’après Hérisson Bellor», précise le directeur de cette association, également partenaire incontournable du dispositif d’accompagnement et d’hébergement d’urgence sur le site de la Bouriette à Pamiers.

Pour la préfète attentive aux questions d’insertion et de suivi des personnes en difficulté: «La lutte contre l’exclusion, est une politique de l’État qui demande des financements importants et surtout un accompagnement très individualisé et des structures comme ici à Hérisson Bellor extrêmement experte dans leur capacité de suivi des personnes en grande difficulté.

Après avoir visité des entreprises innovantes et parlé d’emploi, je clôture ma visite, car le dynamisme économique doit s’accompagner d’une attention particulière aux plus en difficulté d’entre nous.
»
Des élus fiers de leur territoire où il fait bon vivre et bon travailler
Mais avant de quitter le canton, c’est à la mairie que Louis Marette a accueilli la délégation en présence des entrepreneurs locaux pour un moment de convivialité comme on sait si bien le faire à Mazères.

Marie Lajus a pris la parole pour rendre hommage aux élus de cette basse Ariège et les remercier pour la chaleur et la qualité de leur accueil: «J’ai trouvé des chefs d’entreprises dynamiques et des élus de terrain qui connaissent bien leur territoire.

On a besoin de cette proximité, de la connaissance de ce territoire pour porter les projets en les mutualisant, travailler en faveur de l’intercommunalité pour avoir cette capacité à aller plus loin sur les projets.

L’État est à l’écoute des territoires, notre rôle consiste également à vous accompagner sur la technicité administrative d’où la nécessité de maintenir les sous-préfectures d’arrondissement.

Nous continuerons à être à vos côtés.
»

Laurence Cabrol | 29/09/2015 - 19:20 | Lu: 5260 fois