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Carnage à Bélesta: deux chiens attaquent le troupeau d'un agriculteur

Les faits ont eu lieu dans le nuit du 1er au 2 janvier mais Bernard Bros; gérant de l’Earl Notre Dame du Val d’Amour déplore encore des pertes tant son troupeau de brebis a été impacté par cette attaque de chiens.

Ce matin, soit près d’une semaine après l’attaque, il a encore été obligé d’euthanasier une brebis qui a succombé à ses blessures alors que deux autres sont encore dans un état critique.

Retour sur les faits
Comme à son habitude, Bernard conduit régulièrement ses bêtes derrière l’ancienne gendarmerie de Bélesta, à la Peyrade où elles profitent du pâturage.

Mais quelle fut sa surprise jeudi matin aux alentours de 7h quand il découvre dans le parc clôturé, une brebis morte puis un agneau et encore un terriblement mutilé…le reste du troupeau composé de 29 brebis et béliers ainsi que de 4 petits agneaux avait littéralement disparu.

Tout de suite l’éleveur pense à l’attaque de chiens errants, «des chiens de chasse affamés»

Il monte dans son véhicule et cherche désespérément la trace de ces chiens. Son circuit habituel le conduit sur le chemin de la Gavaille, conduisant au hameau des Peyrots où il fait également pâturer ses troupeaux. Et là il tombe presque nez à nez avec deux chiens Husky ensanglantés.

Il comprend vite qu’il s’agit des responsables du carnage. Il arrive à en charger un dans son automobile et prend en chasse le second qui en traversant la route se rabat sur son aile… le chien décèdera dans la journée.

Les gendarmes sont appelés, entre temps Bernard Bros rassemble tant bien que mal le reste de son troupeau.

Des chiens de traineaux responsables d’un véritable carnage
Selon les éléments de l’enquête ces deux gros chiens husky divagant dans la nature appartiennent à un couple de vacanciers venu passer les fêtes de fin d’années en pays d’Olmes.

«Ils avaient loué les gites situés avant le pont des Peyrots et leurs chiens ont échappé à leur surveillance», explique Bernard Bros qui déplore encore les dégâts: «A la première bête blessée, l’odeur du sang et l’instinct de prédateur ont fait le reste. Deux brebis ont dû être euthanasiées car gravement blessées, 12 brebis ont dû subir des soins par le véto car blessées à la gorge et au pis. Les 4 agneaux qui avaient disparu ont été retrouvés morts. Le reste du troupeau est sous surveillance car complètement stressé.

On a dû le lendemain extraire deux agneaux morts sur deux brebis. Une autre brebis vient de succomber à ses blessures, deux autres sont dans un état critique, c’est un coup dur en début d’année
» poursuit l’éleveur qui a déjà encaissé sur ces troupeaux en 2008 les terribles ravages de la fièvre catarrhale ovine.

A priori les propriétaires des deux huskys n’ont pas pris conscience des dégâts.

Laurence Cabrol | 08/01/2014 - 18:48 | Lu: 16894 fois