accueil  |  ariège   |  france

Tribunal correctionnel: présenté en comparution immédiate pour violence, rébellion et outrages

© midinews (archives)

Yohan, 37 ans, a été interpellé vendredi 21 février à Tarascon, suite à une dispute avec sa compagne.

Ce matin là, à 9h, le prévenu sortait de prison où il venait de purger une peine de 13 mois.

Pour fêter sa libération, A., avait acheté bouteille de Rivesaltes, et petite fiole d'alcool. Mal lui en a pris... en début d'après-midi, elle téléphonait aux gendarmes après avoir reçu, selon ses dires, tuiles, parpaings et claques.

Une dispute aurait éclaté alors que tous deux étaient pas mal imbibés, miroirs brisés, meubles renversés, parpaings et tuiles étant retrouvés par les forces de l'ordre.

Sur place, les gendarmes trouvaient Yohan «ivre mort, couché sur le lit» A son réveil, il assaillait les militaires d'une bordée d'injures avant de pouvoir être conduit en cellule de dégrisement et auditionné. Suite à sa garde à vue, il était placé en détention provisoire en attendant son procès.

Aujourd'hui à la barre du tribunal correctionnel, le prévenu a expliqué «on a arrosé ma sortie et après on s'est enguelé tous les deux» Selon lui, «leur couple», ils sont ensemble depuis trois ans, est coutumier «d'accrochages»

Yohan se demandant même si A. n'aurait pas dégradé elle même l'appartement. A noter qu'il avait un taux de 1g6 d'alcool dans le sang, ceci pouvant expliquer le coma éthylique, elle 0g66.

Le jeune homme se déclare «coupable d'avoir bu de l'alcool, mais nie avoir frappé A» Il ne se souvient pas de l'arrivée des gendarmes, «j'ai un trou noir» et se serait réveillé en cellule. A. sa compagne n'a pas souhaité se constituer partie civile, au contraire des gendarmes ayant requis tous deux 1000€ de dommages et intérêts.

La compagne justement a témoigné «après l'avoir attendu 13 mois, je voulais lui faire plaisir; on s'est disputé et je lui ai mis une claque» La toute jeune femme est revenue sur sa première déposition, expliquant «après avoir cuvé, j'ai rappelé les gendarmes le lendemain»

Au Parquet, Cécile Deprade est revenue sur le casier «bien chargé» du prévenu; pas moins de 16 condamnations, essentiellement pour des faits de violence, vols, violences aggravées, en réunion, outrages, menaces de mort, dégradations, stups, conduite sous l'emprise de l'alcool...

Pour le vice procureur, tous deux présentent «la pathologie des couples violents. Si aujourd'hui la jeune femme se rétracte, les faits sont toutefois constitués, de même que la rébellion et les outrages aux militaires venus porter secours»

Cécile Deprade a requis un an ferme, maintient en détention, car «à un moment donné le coup d'arrêt doit être ferme»

A la défense, Me Cazellas a dénoncé «la parole peu fiable de la compagne, dont il est acquis qu'elle a déjà menti» Après avoir plaidé la relaxe pour les violences et les dégradations, l'avocat a demandé «la plus grande indulgence pour les outrages et la rébellion»

Yohan a été relaxé sur les faits de violence, et reconnu coupable pour les dégradations (500€) et coupable pour rébellion. Il a été condamné à 3 mois de prison avec maintien en détention.

Les parties civiles recevront la somme de 500€ à titre de réparation.

NR | 25/02/2014 - 19:05 | Lu: 11175 fois