Michel Sapin, ministre du Travail, a lancé il y a quelques jours un projet de loi pour la création de 100 000 emplois d’avenir d’ici 2013 et 50 000 de plus en 2014.
Un plan pour favoriser l’emploi des jeunes qui s’inspire de celui d’il y a une quinzaine d’années dont avait bénéficié Abdel Oulias, aujourd’hui éducateur de rue et agent de médiation à Pamiers.
Entré à la mairie en 2001 après une multitude de petits boulots, l’homme a pu étoffer ses compétences et acquérir un poste stable après cinq ans d’emploi jeune.
Pourtant diplômé d’un BTS commercial, Abdel a dû batailler pour se faire sa place. «Je suis passé de simple animateur de loisir à un statut d’éducateur de rue, à l’image du symbole du grand-frère si l’on peut dire» explique Abdel Oulias.
Concernant la proposition de loi, l’homme reste pourtant sur la réserve, attendant réellement l’arrivée de nouveaux postes qui pourraient aider certains des jeunes qu’ils côtoient tous les jours à s’insérer dans le monde professionnel.
En effet, le projet de loi stipule que ces emplois sont à destination d’un public âgé de 16 à 25 ans sans aucune formation et qui ne parviennent pas à décrocher un travail.
Sont ciblés «les secteurs non marchands, ayant une utilité sociale et susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement durable» précise le gouvernement sur son site internet.
Le dispositif prévoit la prise en charge par l’Etat de 75 % du montant brut de la rémunération du jeune pendant trois ans.
La majorité des emplois concernés devraient être des postes à temps plein, en CDI ou en CDD de trois ans.
Autre situation pour Caroline Lecluse. Cette jeune femme de 32 ans travaille à l’école du Courbet dans l’entretien et au sein de la garderie.
«Depuis 2009, je suis en contrat aidé avec la mairie de Foix. Je signe tout juste ma titularisation officielle» détaille-t-elle.
Après avoir enchaîné les contrats à durée déterminé, la voilà enfin stabilisée. «Ce contrat aidé a pérennisé ma situation»
Du coup, elle voit plutôt d’un très bon œil l’arrivée de ces emplois d’avenir. «C’est un soulagement ce genre de contrat. Enfin savoir que l’on peut compter sur quelque chose de stable, c’est un vrai coup de pouce !»
L’Ariège, et ses 11 800 chômeurs dont 10% ont moins de 25 ans, pourrait être l’un des premiers acquéreurs de la mesure selon les dires du gouvernement.
«Les jeunes sans diplôme de 16 à 25 ans en seront les premiers bénéficiaires, en particulier dans les zones urbaines ou rurales les plus marquées par le chômage»
Reste à savoir si les secteurs les plus concernés par le dispositif, l’économie verte, le numérique, les filières sociale et médico-sociale, l’aide à la personne, l’animation et les loisirs ainsi que le tourisme joueront vraiment le jeu.
- Le «Drive», le nouvel âge du commerce en ligne en Ariège
- Périple dans les horreurs de la seconde guerre mondiale avec les élèves du lycée Irénée Cros de...
- Le bon goût expliqué aux collégiens: l'azinat au menu de la cantine du 11 au 15 février
- Aide alimentaire: la Croix-Rouge de Foix tire la sonnette d'alarme
- Plus de 5000 logements en Ariège concernés par l'habitat indigne
- Des petits Ariégeois embarqués sur les rythmes des Caraïbes
- Une bourse d'étude pour faciliter l'accès aux études supérieures des lycéens issus de territoires...
- Le «nourri sans OGM» ne s'affiche pas franchement en Ariège
- Mariage pour tous: l'opposition manifeste dans les rues de Foix
- Handicap: avec l'Envol tout devient possible
- Conférence du GREP à Foix: «Le droit du travail: un acquis menacé»
- OCCE 09: «fabriquer des enfants citoyens dans tous les actes de l'école»

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





