Voilà en ces termes résumée la situation.
Immigration, asile, hébergement autant de batailles menées par RESF et de dossiers examinés par Christian Morisse, lors de la réunion de son association ce lundi soir.
Car les gouvernements passent mais les problèmes demeurent.
Certes Christian Morisse avoue qu’il y a de la part des services de l’Etat une réelle volonté de régler des problèmes anciens mais il reste encore trop d’entraves, notamment sur les dossiers médicaux qui tombent sous les coups de la loi Hortefeux qui continue à être appliquée:
«S’il y a possibilité de soins dans leurs pays d’origine, on renvoie les gens quelle que soit l’ampleur de la maladie. Jusqu’en 2011 les gens atteints de cancer, d’hépatite, étaient admis à titre sanitaire en France, ils ne le sont plus aujourd’hui !»
Quant aux demandes de dossiers: «ce sont des taxes votées sur la loi de finance 2012 par le gouvernement précédent et maintenues par l’actuel… il faut compter 1416 euros pour un couple, pour des gens qui n’ont pas de ressource et qui ne peuvent pas travailler»
Une situation inextricable car l’association qui jusqu’à présent grattait les fonds de tiroirs pour leur permettre de s’en acquitter, n’a plus les moyens de le faire: «les caisses, nos caisses, sont à sec, on ne vit que de dons et actuellement la crise aidant, ils sont revus à la baisse»
Quant à l’hébergement d’urgence, c’est devenu une préoccupation prégnante de l’association: «avec la caravane devant le secours populaire on avait lancé un défi à l’administration, aujourd’hui c’est tout juste si elle ne nous demande pas d’ajouter des caravanes.
Rappelons que cinq sont déjà occupées à Pamiers et tolérées par la mairie propriétaire du terrain. C’est un vrai problème car on rentre en période hivernale, le 115 est déjà plein et ce qui devrait être opérationnel ne l’est pas.
Le préfet pensait avoir des choses à mettre en place mais elles sont toutes différées. Les ministres font des déclarations de bonnes intention mais il n’y a pas de suivi faute de moyens…
Nous, nous savons ce qu’il faut faire, il faut nous laisser les moyens de le faire… c’est un vrai bricolage !»
Le RESF09 connait bien le problème de l’hébergement d’urgence puisqu’il participait à la gestion de l’Auberge Collective du Pont de l’Echo (ACPE), fermée depuis le mois de mars dernier: «il y a un déficit permanent d’une vingtaine de places sur le département» ajoute Christian Morisse.
Le Léo Lagrange jette l’éponge de l’accueil de nuit le 31 décembre, il devrait être repris par la Croix Rouge et l’institut protestant de Saverdun qui devrait reprendre; l’ACPE serait en capacité d’ouvrir des places d’urgence, encore faut-il que la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) les proposent… tout dépend des services de l’Etat.
Nous serons fixés le 8 novembre, jeudi prochain, lors de la réunion qui devrait lancer le plan hiver à la préfecture»
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