«Notre constat, c’est que la pauvreté s’ancre durablement.
Cela nous pose question: comment mieux accompagner pour qu’ils n’aient plus besoin de nous ?» s’interroge Alain Cerisola, président de la délégation Ariège-Garonne.
«On s’aperçoit qu’après la grand-mère puis la mère, on est train de s’occuper de la petite-fille soit la troisième génération» souligne quant à lui Paul Delava, délégué Ariège-Garonne.
Jeudi, le Secours catholique présentait son rapport annuel d’activités. Un rapport régional qui va dans le sens du national: une certaine stabilité de la pauvreté.
«Il n’y a pas d’explosion ces dix dernières années mais les chiffres progressent tout de même un peu» indique le président.
Avec 3000 bénéficiaires en Ariège sur 15 000 dans la zone Ariège-Garonne globale, le Secours catholique peut fournir une aide matérielle de 12 € par an et par personne grâce aux dons qu’il perçoit.
«On distribue en gros 500 000 € entre l’Ariège et la Haute-Garonne. Cela paraît beaucoup mais ramener au montant par personne, on s’aperçoit facilement que c’est peu» évoque Alain Cerisola.
C’est pour cela que le week-end du 17 et 18 novembre, le Secours catholique procédera dans les paroisses, sur les marchés et d’autres lieux d‘activités à une collecte de dons en Ariège.
«La moitié de notre budget provient de ces collectes, c’est donc un moment important»
L’appel au bénévolat est aussi lancé notamment pour des permanences téléphoniques.
L’enjeu, c’est bien sûr l’aide apportée à ces 3000 personnes qui souffrent principalement dans le département de deux grandes précarités: l’énergie et le transport.
La première due à la vétusté des logements, dont certaines sont de vraies passoires énergétiques. La deuxième consiste en beaucoup de demandes de bons de transport.
En Ariège, le public bénéficiaire est composé de personnes isolées mais aussi de femmes seules avec enfants. «On accueille aussi de plus en plus d’étrangers qui sont difficilement intégrés» précise Paul Delava.
Grâce aux dons qui seront affectés au Secours catholique, l’association veut mener de nombreux projets, pour la plupart en partenariat, sur différents tableaux.
Un projet de délégation a été fixé par les bénévoles et les personnes accueillies pour la période 2013/2016.
Sept chantiers ont été ciblés dont le logement, l’emploi, la politique des aides, le bénévolat ou encore le vivre ensemble.
«Nous souhaitons par exemple créer des lieux de vie intergénérationnels où les personnes âgées trouveraient une écoute.
On aimerait favoriser le retour à l’emploi des femmes avec enfants avec l’ouverture de crèches à horaires décalés. Enfin, on espère intensifier les temps de partage entre bénévoles et personnes accueillies» explique Paul Delava.
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