Mas d'Azil: parce qu'un petit «clic» vaut toujours mieux qu'un grand «clac», Oscar vient sensibiliser les jeunes collégiens ariégeois
Même si le transport scolaire reste le moyen le plus sûr pour se rendre à l’école, nettement supérieur aux autres moyens de transport, le bilan peut être encore amélioré car les risques subsistent que ce soit pour le transport scolaire comme pour le transport régulier de voyageurs d’ailleurs.
L’an passé, à l’échelle nationale ce sont quelques 300 accidents qui ont été déplorés dont 10 mortels dans le cadre de transports par bus scolaire.
Aussi, dans le cadre du PDASR (plan départemental des actions de sécurité routière) piloté par les services de l’état, cette thématique reste au premier plan en coordination avec un certain nombre de partenaires: la DESDN (éducation nationale), les gendarmerie et police nationales, le SDIS, la prévention routière ou encore les établissements scolaires ariégeois.
Au nouvellement rebaptisé collège André Saint-Paul du Mas d’Azil le principal M. El Ayachi a mobilisé successivement ses deux classes de sixième, soit une cinquantaine d’élèves, sur la matinée puis l’après-midi pour recevoir Oscar, ce mannequin «Crash-test» qui entame là sa tournée dans tous les collèges du département pour sensibiliser plus particulièrement les enfants au port de la ceinture et plus largement aux principes de précaution, souvent de bon sens, mais trop facilement délaissés, à adopter lorsqu’on emprunte les transports scolaires par bus.
Une évacuation de bus grandeur natureUne première partie de matinée théorique avec la projection d’un petit film s’est suivie d’un échange, fait de questions réponses orchestrés par M. et Mme Morganti de l’association ANATEP (association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public).
Eviter les bousculades à la montée comme à la descente du bus, porter des vêtements (ou un gilet) réfléchissant, voire un cartable réfléchissant lui aussi, marcher face aux voitures du bon côté de la route, ou encore prendre garde aux traversées, respecter le bus comme son chauffeur sont quelques-uns des enseignements de base rappelés et même rabâchés tout au long de la matinée.
Et en point d’orgue le slogan qui fait actuel «Ceinture bouclée, ça l’fait» pour sensibiliser chacun à l’importance d’attacher correctement sa ceinture de sécurité. Des règles et messages de prudence qui s’imposent en attendant le car, lorsqu’on est dedans ou lorsqu’on en descend.
Oscar sagement assis sur une chaise observe, face à la classe, les mains qui se lèvent, les doigts qui pointent au ciel… le moins que l’on puisse dire c’est que l’attention des élèves est aiguisée captée par cette première phase de sensibilisation.
Mais pour Oscar ensuite le plus dur commence. En première ligne du car spécialement affrété pour l’occasion, il sera le premier témoin d’un exercice d’évacuation grandeur nature auquel se plieront de leur mieux l’ensemble des élèves. Lui servira de mannequin Crash-test, de cobaye pour démontrer l’impact que peut avoir le non port de la ceinture.
Organisée par le Conseil général de l’Ariège qui a en charge l’organisation des transports scolaires, cette journée de sensibilisation est appelée à se généraliser sur l’ensemble du département et vise en fait deux aspects qui pourtant se rejoignent lorsqu’il s’agit de la sécurité des jeunes enfants.
Avec plus de 165 circuits scolaires, soit une douzaine de lignes régulières, confiées via appels d’offres aux autocaristes, il s’agit d’abord de sensibiliser à ces aspects sécuritaires les sociétés de transports.
En 2015, la règlementation leur impose d’avoir équipé l’ensemble de leur flotte de ceintures de sécurité. 90% des bus sont à ce jour équipés soit environ 250 véhicules pour une trentaine d’entreprises de transports mandatés par le Conseil général de l’Ariège.
Reste donc à sensibiliser, voire à convaincre, à boucler leur ceinture les quelques 7.500 élèves qui prennent le bus régulièrement ou occasionnellement sur ces lignes.
Désormais l’intérêt de ce type de démarche est qu’elle porte ses fruits… et préserve des vies. Oscar et les cinq autres mannequins crash-test qui vont sillonner le département sont à pied d’œuvre pour ce faire.
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