Ariège: réforme des rythmes scolaires ou encore carte scolaire, les syndicats toujours mobilisés... contre!
Alors que ces jours-ci, le ministre de l’éducation Vincent Peillon doit faire état d’un rapport sur la réforme des rythmes scolaires qu’il a lui-même engagé, en Ariège les principaux syndicats restent mobilisés et ont voulu faire valoir en amont leurs griefs qui seront rendus publics imminemment par leurs représentations nationales.
Aux côtés de Carine Rios, co-secrétaire du SNES- FSU et de Guillaume Estalrich secrétaire du FSU 09, Marc Faget quant à lui secrétaire du SNUIPP-FSU rentre dans le vif du sujet.
«La FSU a souhaité élaborer un contre-rapport sur la mise en place des rythmes scolaires qui a pris appui sur le questionnement de chaque entité départementale et fera l’objet d’une restitution au plan national», présente Marc Faget.
Clairement, la FSU, expose ses demandes: «nous ne voulons pas de la généralisation automatique de cette réforme, nous souhaitons la suspension du dispositif pour les écoles qui se sont engagées dans la démarche et demandons une réécriture du décret»
Prenant acte des «inégalités territoriales qui s’amplifient suivant les capacités, principalement financières, des communes à mettre en place des activités et un accompagnement périscolaire», Marc Faget dénonce par ailleurs les «problématiques de transport, de restauration scolaire et parfois de gratuités des prestations proposées» qui entourent la mise en place de ces rythmes scolaires.
Pour le porte-parole du SNUIPP-FSU «cette réforme est nécessaire mais la profession vis mal cette réforme et la façon dont elle a été mise en place, l’aspect pédagogique, dans l’intérêt de l’enfant, passant après les contraintes de transport et de cantine», pour ne citer qu’elles.
Sur ce sujet encore le secrétaire syndical évoque «une réforme qui dégrade considérablement la qualité et les conditions de travail des personnels enseignants et non enseignants (agents municipaux, Atsem)» qui se caractérise en particulier par des emplois du temps ou des amplitudes horaires inadaptés.
«La réussite scolaire passe aussi par les programmes, le nombre d’élèves par classe ou un meilleur accompagnement des élèves en difficultés,» signale Marc Faget faisant là allusion aux effectifs en baisse dans les Rased, «un dispositif saccagé»Comme en calcul, les motifs de mécontentement s’additionnentPour sa part, Carine Rios, aborde la question des dotations d’enseignants récemment entérinée par le rectorat pour l’académie de Toulouse. Si dans le second degré la création de quatre postes est accueillie avec soulagement au regard des coupes d’effectifs redoutées «elle permettra tout juste d’accompagner le niveau des effectifs scolarisés»
Pour le premier degré par contre la situation est tout autre. Avec trois postes en moins «cette dotation ne permettra pas de réunir un pool de remplaçants suffisants pour combler les enseignants absents pour diverses raisons et ça va perdurer alors que des élèves sont sans professeurs depuis deux mois dans certains cas»
Autre motif d’insatisfaction pour faire face à la mise en place d’une deuxième langue dès la 5ème, le rectorat a annoncé que cela se ferait par «l’arrêt des financements sur les dispositifs bilingues et les sections européennes (désormais financés sur les deniers propres des établissements qui souhaiteront les maintenir) et surtout par une heure de moins dans l’emploi du temps consacrée à la LV1»
Pour les représentants syndicaux la taxation annoncée de ces trois postes alors que les effectifs devraient rester stables dévoile le dispositif initial «plus de maîtres que de classes et fait redouter des fermetures de classes dans les zones de montagne et les plus rurales au profit d’ouverture de classes sur la Basse-Ariège. Pour eux, la dotation académique ne doit pas n’être qu’un rapport arithmétique mais reposer aussi sur les réalités de territoires»
Arguant pour conclure «que le service public de l’éducation doit faire partie des priorités y compris budgétaires de l’état,» Guillaume Estalrich dénoncera pour sa part «la politique d’austérité actuellement conduite, justifiant la défense du service public, tampon social déterminant pour atténuer les conséquences de la crise»
Après 4 années de gel du point d’indice des agents de la fonction publique pour Guillaume Estalrich et ses comparses, le gel évoqué de l’avancement serait clairement considéré comme un «casus belli»
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