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Les députés ariégeois font bloc derrière le Premier ministre

Les élections sont passées par là.

Les socialistes ont subi un revers électoral sévère au plan national et en Ariège où certains parlent déjà d'un «système» vacillant. Aussi, sur le thème du «je vous ai compris», le président Hollande a-t-il changé de braquet et souhaité mettre en place un gouvernement «de combat» en choisissant Manuel Valls comme nouveau premier ministre.

Inutile de dire que son premier discours, celui qui impulse le ton donné à ce nouveau gouvernement, était grandement attendu et pas seulement par les électeurs socialistes de la première heure.

Après 47 minutes d'un discours plutôt offensif, devant un hémicycle plein à craquer, l'Assemblée nationale a accordé ce mardi par 306 voix contre 239 sa confiance à Manuel Valls, 11 députés socialistes s'étant abstenus.

Même si l'exercice reste délicat, tant il peut-être difficile de réagir sur chacun des points d'un tel discours fleuve de politique générale, nous avons cherché à savoir quels en étaient les points positifs que retenaient les députés ariégeois et surtout ce qui, selon eux, pourrait être directement bénéfique pour le département.

Les deux représentants de l'Ariège à l'Assemblée nationale, Frédérique Massat et Alain Fauré sont derechef tous deux d'accord pour retenir «un changement de style et de ton, en rupture avec son prédécesseur, une autre façon de s'exprimer» Frédérique Massat mettant en avant plus particulièrement une «équipe resserrée dotée d'une plus grande capacité d'action et de prise de décision»
Privilégier la croissance et l'emploiAlain Fauré de son côté retient aussi «dans la continuité toutefois du gouvernement Ayrault, le pacte de responsabilité qui vient accompagner le développement des entreprises, après la mise en place du CICE, avec des baisses de coûts pour retrouver de la compétitivité (comme la réduction du taux de l'impôt sur les sociétés, le taux normal passant de 33% à 28% ou encore de la Contribution sociale de solidarité), mais aussi des exonérations de charges ou autres cotisations familiales»

Il met en avant dans le registre des nouveautés à retenir «le pacte de solidarité qui vient, en contrepoids, proposer un important volet en faveur des salariés et notamment la diminution des charges qui devrait produire une hausse de 500 € nets par an pour les salariés au Smic»

A plus forte raison cela ne peut avoir qu'un impact positif sur l'Ariège estime le député qui est, «caractérisée par sa faiblesse de revenus et avoir incidemment un impact sur les artisans et commerçants qui bénéficieront en premier lieu des retombées de cette amélioration de pouvoir d'achat» des classes sociales concernées. Un «réel effort confirmé en faveur de la croissance et de l'emploi,» que souligne à son tour Mme Massat.

Elle qui voit notamment dans le pacte de solidarité un geste réel acte en faveur «d'une justice sociale retrouvée s'appuyant sur une amélioration du pouvoir d'achat des français les plus modestes comme une fiscalité allégée les concernant davantage»

Alain Fauré insiste également sur le volet de la loi sur la transition énergétique présentée «avant l'été», autant de mesures environnementales ou en faveur des économies d'énergie qui vont forcément avoir des retombées locales en Ariège où le secteur du bâtiment et de la construction sont importants même si actuellement en souffrance.

«Cela ajouté avec les nouvelles aides en faveur de particuliers et des ménages va booster le secteur de la construction et de la rénovation, tant pour les maisons que pour les isolations (fenêtres, toitures ouvertures etc.)» Frédérique Massat appuie également cette volonté de soutenir la croissance verte même si elle admet la nécessité de contenir les déficits et la dette «mais ce n'est pas l'austérité»

S'appuyant sur l'image du capitaine à la barre de son navire qu'il convient de ne pas abandonner par temps de tempête, Alain Fauré parle de confiance et de crédibilité à retrouver vis à vis de l'électorat. Une efficacité qui doit être aussi lisible au niveau des différents échelons territoriaux «même s'il y a des mesures plus faciles à soutenir et d'autres moins»

Pour autant le député souhaite avancer plus avant dans la réforme territoriale annoncée, comme sur la clause générale de compétence, dont la suppression doit s'accompagner «de plus d'efficacité, selon lui, d'une part en termes de diminution des dépenses de fonctionnement des différentes collectivités et d'investissements plus directement créateur d'emplois et de richesses»

Une suppression à laquelle Frédérique Massat semble favorable également même si elle conçoit par ailleurs que «l'annonce faite de la suppression des conseils généraux, a suscité beaucoup d'émoi dans le département. Pour elle, une intervention graduée est nécessaire, selon précisément que l'on se trouve en territoire urbain ou rural»

Mais englobant aussi son collègue parlementaire, Alain Fauré, elle se dit garante de notions d'interventions «dans la proximité et la concertation»

Le tout en poursuivant l'objectif présidentiel d'économiser 50 milliards d'euros d'ici à 2017.

Sylvain Sastre | 11/04/2014 - 18:09 | Lu: 26219 fois