Emplois d'Avenir en Ariège: 370 jeunes de moins de 25 ans sortis du chômage

Dans le programme présidentiel de François Hollande, ce nouveau dispositif de contrat aidé, destiné aux 16-25 ans peu ou pas diplômés, figurait en bonne place dans sa boite à outil comme arme antichômage.
Le programme était ambitieux puisqu’il s’agissait au niveau national de créer (et donc de financer) 150 000 emplois sur deux ans. Le dispositif a été long au démarrage mais dans le département de l’Ariège il a tout de suite été suivi d’effets positifs comme le précise Robert Claude responsable de l’UT DIRECCTE:
«Le dispositif a été mis en place dans le département au 1er novembre 2012 nous avons atteint un objectif de 232 emplois pour 2013 et 108 pour 2014. Nous sommes donc au premier semestre 2014 quasiment au taux de prescription pour l’année. Début mai 370 emplois d’avenir ont été signés dans notre département, l’objectif en données cumulées est largement dépassé»
Le secteur public (non marchand) est le plus important prescripteur de ce type de contrats aidés avec 80% de contrats signés contre 20% dans le secteur marchand et pour le responsable départemental de la DIRECCTE le volet du secteur marchand doit rester minoritaire pour ne pas concurrencer les autres politiques publiques mises en place pour booster l’emploi.
«Nous pourrions sans aucun problème dépasser ce quota de 20% mais notre priorité demeure le secteur non-marchand car le secteur marchand bénéficie déjà d’autres mesures à l’emploi comme l’alternance, l’apprentissage, le contrat de professionnalisation»
Midi-Pyrénées région pilote et l’Ariège bon prescripteur en matière d’emplois d’avenirParmi les meilleurs élèves au niveau national, la région Midi-Pyrénées se détache du peloton de tête et l’Ariège se distingue des huit départements. Un succès qui tient à plusieurs raisons que Robert Claude développe ainsi:
«Nous travaillons en réseau, nous sommes en relation avec les interlocuteurs de proximité, notamment les deux prescripteurs que sont la Mission Locale et Cap Emploi. Nous avons mis en place un vaste programme de sensibilisation, d’information et de promotion qui a porté ses fruits: sous l’égide des sous-préfets nous avons organisé des réunions publiques sur les quatre bassins d’emplois.
D’autre part en complément des aides de l’Etat, il y a eu un fort engagement du Conseil Général de l’Ariège qui est venu abonder le dispositif par une participation financière de 100 euros par jeune et par mois, aussi bien pour les employeurs du secteur marchand que pour le secteur non marchand»
Un choix politique dans la politique publique de l’emploi relayé au niveau de l’assemblée départementale qui en plus de son aide financière complémentaire a incité et favorisé l’engagement des élus locaux sur ce dossier.
Au départ la durée de ces emplois d’avenir pouvait varier d’un à trois ans, au final dans le département de l’Ariège on arriver à les consolider pour 98% d’entre eux sur une durée de trois ans et la possibilité d’être transformés dans le secteur marchand en CDI:
«Nous arrivons à sécuriser les jeunes sur trois ans avec un engagement concret des employeurs pour permettre à ces jeunes au minimum une professionnalisation ou une montée en compétence (formation espace verts, formation qualifiante sur matériel informatique, brevet d’Etat d’éducateur ou d’animateur socioculturel…).
Devenir de cette opération«Nous souhaitons que cette offre aboutisse sur un parcours de formation, que l’on arrive au final à un contrat de travail ou un parcours de professionnalisation à l’issue de ces trois ans avec une expérience professionnelle, des compétences techniques validées par un certificat de qualification ou un diplôme pour déboucher sur un emploi durable… oui pour le département de l’Ariège le bilan est très positif» ajoute le directeur départemental de la DIRECCTE.
Même s’il reconnait l’effet d’aubaine suscité par cette prise en charge de l’Etat (financement à hauteur de 75% pour le secteur non-marchand et 35% pour le secteur marchand) il salue la forte mobilisation des collectivités locales, du secteur associatif qui ont joué le jeu.
Et grâce à l’effort de tous c’est désormais 370 jeunes sans formation ni diplômes qui ont aujourd’hui une activité (et pour la plupart pour trois ans) et un parcours de professionnalisation.
«Nous avons bon espoir de voir la majorité de ces postes se pérenniser par la suite»
dans la même rubrique
- Rassemblement et grève jeudi aux usines du Fossat
- Malgré la période estivale, le chômage persiste en Ariège
- Usines Cottes du Fossat: un accord d'entreprise se dessine dans un climat plus serein
- L'ETM, une «arme redoutable», dernier cri de la technologie de radars mobiles, sur les routes ariégeoises
- Réforme de la cartographie de l'éducation prioritaire: l'UNSA tire la sonette d'alarme
- Lavelanet: le Secours Populaire en mission à Madagascar
- Foix: les avocats du barreau de l'Ariège en grève illimitée, «une grève du zèle»
- Ariège: «Ambition apprenti», testez le métier de votre choix avant de vous lancer
- Vacances d'été: accroissement des contrôles routiers pendant la période estivale en Ariège
- Bac: quel que soit le résultat, jour de délivrance pour 600 lycéens ariégeois
- Les jeunes en vacances en Sac'Ados
- Pays d'Olmes: l'Etat réaffirme son autorité et lutte contre la délinquance
- L'Education nationale tire les cartes de l'échec scolaire au département de l'Ariège
- Le collège du Mas d'Azil innove en matière de résolution de conflits
- L'union sacrée du monde rural contre les prédateurs a eu lieu samedi à Foix
- Foix: 62 jeunes élèves reçoivent leur diplôme d'enseignement de la langue française








