Le Fossat: 26 suppressions d'emploi aux Ets Cottes selon la CGT

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«On sort d'un CE extraordinaire, relate Philippe Cicutto, il nous a été annoncé notamment l'arrêt d'une ligne sur le site du Fossat entrainant la suppression de 26 postes»
Ceux-ci rentreraient dans le cadre du PSE, le Plan de sauvegarde pour l'emploi, avec propositions de reclassements et toutes mesures de droit dans le cadre des obligations légales.
Pour autant la colère monte chez les syndicalistes à l'image de ce marché avec Mc Donald perdu au bout de trois mois «avec d'énormes pertes sur un cahier des charges extrêmement serré et pointu pour un produit qui n'a pas marché»
Pour le délégué syndical CGT de Cottes, d'autres raisons expliquent ces revers «on a du matériel devenu obsolète du fait du manque d'investissements de notre groupe. Et maintenant on nous parle de rentabilité décroissante»
Un produit est plus particulièrement concerné par cette fermeture de ligne «le pain blanc cru surgelé souffre d'une faible valeur ajoutée et d'une logistique chère en transport» Alors, au manque de productivité, avancé par la direction les syndicalistes dénoncent la faiblesse des investissements réalisés.
Pour Philippe Cicutto «on ne laissera pas passer ces licenciements sans ne rien faire. Cela fait des années que globalement la productivité est en croissance alors que nous avons eu une cinquantaine d'emplois supprimés sur ce site. La recherche-développement est inexistante, sur les produits pérennes notamment, ajouté au manque d'investissements cela nous conduit à la situation où on se trouve actuellement»
Désormais c'est au niveau de l'union départementale qu'on entrevoit la suiteChez les représentants des salariés, cette incompréhension se double d'une incertitude grandissante face à l'avenir tandis qu'à l'heure actuelle la société Cottes emploie 92 personnes.
Côté syndical on s'organise au niveau de l'Union Départementale CGT, principale organisation syndicale à l'intérieur du groupe. Pour Didier Mézin, secrétaire départemental, «on va dans un premier temps s'attacher à contester le motif de licenciement économique face à l'absence d'investissements, alors que les profits ont été importants sur la SAS Cottes..., il est hors de question pour nous CGT d'accepter ce motif»
Mais déjà le secrétaire départemental évoque «dans un second temps, une communication en direction des élus du secteur sur Le Fossat et des élus nationaux, députés et sénateurs» L'occasion pour Didier Mézin de tirer une fois de plus à boulets rouges sur «cet ANI, l'accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi, un accord sur lequel notre confédération s'est largement mobilisée contre»
Aucun débrayage n'est prévu dans l'immédiat mais des opérations de tractage pour sensibiliser les citoyens sont déjà envisagées «devant cette entreprise possédée par le groupe belge Vandemoortele, leader européen de la boulangerie industrielle qui vient de réaliser 10 millions de profits cette année et menace de licencier aujourd'hui» Une situation d'autant plus insupportable pour Didier Mézin que «pour un emploi détruit ce sont 5 emplois indirects supprimés»
«C'est quand même tout l'impact qui va peser sur l'ensemble du territoire, rajoute Frédéric Birobent, de l'Union Départementale CGT. Nous on va replacer le débat sur la légitimité de ces licenciements pour motif économique, dus aux choix faits par l'entreprise ces dernières années»
Une impression de marcher à l'envers pour lui qui fustige par ailleurs le processus, «on discute d'abord des mesures d'accompagnement dans le processus de discussion d'un plan social avant de discuter de la légitimité du motif économique...»
Pour l'heure une AG des personnels est prévue le samedi 31 mai prochain qui devrait décider des futures modalités d'action. Le prochain CE d'entreprises étant prévu lui le 10 juin prochain. Les débats s'annoncent houleux.
La direction du site n'a quant à elle pas pu être jointe au moment où nous publions cet article.
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