Martine Esteban nouvelle présidente du SMECTOM du Plantaurel: «les agents peuvent me faire confiance»

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C’est donc le nom de Martine Esteban, maire socialiste de Varilhes, qui est sorti des urnes lors de l’élection à la présidence du Syndicat mixte de gestion des ordures ménagères du Plantaurel. Une désignation finalement bien plus confortable qu’annoncée puisque 91 des 126 délégués lui ont apporté leur suffrage, contre 31 à son adversaire Lionel Olivier.
 
Quelques jours après son élection, celle qui était jusqu’alors vice-présidente du SMECTOM, avoue sa satisfaction, mais refuse d’en tirer une quelconque gloire. «J’y vois surtout la récompense pour une équipe qui a voulu et su bien travailler au cours de ces derniers mois, pour assurer l’intérim après le départ de Robert Pédoussat», dit-elle.
 
Vous avez été une candidate consensuelle, à la tête d’une équipe aux sensibilités diverses. Quelle présidente serez-vous ?
«Une présidente qui ne travaille pas seule. Moi, j’aime travailler en concertation. Partout où je suis passée, on vous le dira : je travaille rarement toute seule. D’ailleurs, si les vice-présidents ne s’étaient pas engagés à travailler à mes côtés, je n’y serais pas allé.
 
Cela n’aurait pas été possible. Parfois on me taxe de réunionite, mais je préfère ça. Au moins, on échange, on partage et enfin on décide
»
 
Imaginiez-vous une victoire aussi large ?
«Sincèrement, non. Je pensais bien que nous avions fait du bon travail, mais je n’imaginais pas un tel score. Il démontre sans doute que notre engagement au fil des mois a été le bon»
 
Le SMECTOM a traversé des moments très difficiles sur le plan social. Comment appréhendez-vous le travail avec les représentants du personnel ?
«Avant de connaître ses soucis de santé, Robert Pedoussat avait mis en place un comité de pilotage. A sa suite, nous avons poursuivi cette logique. Il en est sorti une nouvelle organisation, un nouveau mode de management.
 
Ces éléments ont été présentés aux organisations syndicales, lors de comités techniques, au comité d’hygiène et sécurité. Plusieurs modifications ont été apportées avant que le document ne soit finalisé. Nous allons revenir devant les organismes paritaires, et je crois que nous allons pouvoir mettre en place les préconisations de ce document.
 
Là encore, c’est la concertation qui nous permet d’avancer ensemble, dans le bon sens
».


Je prends un mandat, mais j’en laisse un autre
La concertation suffira-t-elle à apaiser les tensions ?
«Vous savez, nous avons beaucoup rencontré les organisations syndicales au travers du travail du comité de pilotage, mais aussi à leur demande. Nous les avons rencontrés avec Gérard Legrand à plusieurs reprises.
 
Elles attendent beaucoup de nous, mais nous attendons aussi beaucoup d’elles. Nous devons nous faire confiance mutuellement. Nous devons entendre leurs revendications, mais elles doivent aussi entendre nos contraintes, nos obligations.
 
La confiance, c’est le maître mot. Je sais que nous avons des agents compétents, qui connaissent leur métier et qui connaissent bien la structure. Je leur fais confiance. Ils peuvent me faire confiance
».
 
La campagne pour la présidence a été largement politisée lorsqu’Eric Donzé (ESA) a apporté son soutien à votre adversaire. Comment avez-vous perçu cette prise de position ?
«Eric Donzé a soutenu Lionel Olivier, l’a écrit, cela m’a semblé être un positionnement normal*.
 
Par contre, il m’a accusée de cumuler les mandats. Je lui réponds que certains cumulent deux mandats et une activité professionnelle, c’est leur choix**. Personnellement, j’ai choisi d’arrêter mon activité professionnelle il y a deux ans pour convenance personnelle. Je peux donc me consacrer à ces mandats.
 
De plus, comme je connais bien mes limites, j’ai décidé de démissionner de mon poste de vice-présidente de la communauté de communes de Varilhes. Je prends donc un mandat, mais j’en laisse un autre.
 
Au final, j’ai fait un choix différent de celui de M. Donzé, mais ce choix ne me semble pas moins respectable que le sien
»
 
*Lionel Olivier est adjoint de Numen Munoz, maire de Verniolle et l’un des fondateurs du mouvement ESA, une Equipe au Service des Ariégeois. M. Munoz était également candidat aux élections départementales sur le canton du Val d’Ariège, battu par Martine Esteban.
 
** Eric Donzé est maire de Montoulieu, conseiller départemental de Foix, et enseignant en activité.

PH | 17/09/2015 - 19:38 | Lu: 16316 fois