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Rentrée scolaire 2014: pas de fermeture de classe en Ariège

© midinews 2014

Jacques Briand, le nouveau directeur des services de l’Éducation nationale (DASEN) était confiant mardi dernier, mais il convenait d’attendre les remontées de terrain et la rencontre des instances consultatives avant de tirer un bilan définitif de cette rentrée 2014.

Et bien c’est désormais chose faite et lors de la traditionnelle conférence de presse qui suit les CTDE (comité technique départemental de l’éducation nationale) et autre CDEN (Conseil Départemental de l’Éducation Nationale), l’inspecteur académique a annoncé la levée des trois situations de blocages à la fermeture qui telle, une épée de Damoclès, menaçait les écoles de Rouze-Quérigut, Seix maternelle et Verniolle maternelle: «je lève ces blocages, il n’y aura pas cette rentrée de fermeture de classes dans ce département !»
Pas de fermeture ni d’ouverture, mais des classes à suivre toute l’annéeLe responsable des services de l’éducation nationale a cependant décidé la fermeture d’un demi-poste itinérant d’occitan ainsi qu’un demi-poste de conseiller pédagogique occitan, précisant qu’il s’agissait d’un retrait momentané et qu’il se réservait la possibilité de reprendre le dossier l’an prochain avec une réorganisation de l’occitan dans son ensemble.

«Dans les situations qui me sont remontées du terrain, nous observons de légères poussées d’effectif sur les écoles de Verniolle élémentaire, Aigues-Vives, Mazères élémentaire et St Girons Lédar... Nous allons les suivre tout au long de l’année, car la condition d’une bonne rentrée c’est l’anticipation. Nous avons demain la commission paritaire pour les derniers ajustements de la rentrée, cela concerne 24 personnes».

Les remplacements ont également été évoqués par Jacques Briand: «c’est un problème national et pas seulement ariégeois» qui prône pour la lisibilité de la politique éducative tant pour la scolarisation des moins de trois ans que pour les zones prioritaires ou la politique de la ville: «il faut travailler avec les inspecteurs et les services de l’État pour ne pas rentrer en contradiction, générer des tensions et éparpiller les moyens».

Globalement satisfait de la mise en route des rythmes scolaires, il souhaite pouvoir travailler sur le qualitatif et les projets éducatifs de territoire.
Politique en matière éducativeC’est le second point abordé par Jacques Briand qui recevra le 16 septembre prochain tout l’encadrement afin de tracer des axes précis en matière de politique scolaire: suivi des réformes en cours, chantiers, réflexions à mener à moyen terme avec une réelle volonté de transparence et de dialogue social.

Une feuille de route sera donnée à ce moment-là à l’encadrement: «il faut travailler en confiance pour être à la hauteur des devoirs qui sont les nôtres. Nous travaillons en partenariat avec les élus avec qui nous avons de bons contacts, mais pour anticiper les évènements, mieux les maitriser et maintenir le tissu scolaire, il faut garder le lien avec le terrain, mieux expliquer la politique de l’éducation nationale pour lui donner davantage de lisibilité. C’est en ce sens que la presse peut nous aider à communiquer»

Quant au sentiment général de cette rentrée: «nous avons des dossiers dont il faut s’emparer collectivement»
Les syndicats sur la même longueur d’ondePour une fois les deux principales centrales syndicales, l’UNSA et la FSU paraissent globalement satisfaits de cette rentrée scolaire. Il est vrai que les effectifs sont assez stables cette année (il n’y a aucune classe au-dessus de 26,5 élèves), les blocages à la fermeture sont levés et la philosophie de travaille (il préfère travailler en amont sur le territoire pour faire des ajustements à l’ouverture que de devoir fermer à la rentrée) du nouvel inspecteur concernant la carte scolaire fait l’unanimité.

Seul regret pour Antoine Loguillard de l’UNSA : ne pas avoir de réserve suffisante cette année, cependant la dotation exceptionnelle consentie au département grâce à une intervention du syndicat auprès des parlementaires a permis d’avoir une rentrée apaisée. L’UNSA a réalisé une enquête nationale auprès des enseignants pour tenter de comprendre le mal-être qui règne dans la profession: «ils sont très attachés à leur métier, indique Monique Gonzalèz, mais ils ont un problème de reconnaissance au niveau de leur hiérarchie, du ministère, de leur image publique. Il est nécessaire de restaurer une image positive dans la société civile»

Pour Marc Faget même impression globale, mais la FSU regrette que le problème des remplaçants ne soit pas mieux considéré.

«Une dotation de zéro, aucun poste en plus ou en moins pour un effectif stable. Le problème des remplacements a privé les élèves de 800 journées de classe non-remplacées et cette année nous n’avons toujours pas le moyen d’abonder en remplaçants» regrette le syndicaliste. Que ce soit la FSU ou l’UNSA le sentiment global est cependant à la concertation, au travail dans le dialogue.

Laurence Cabrol | 05/09/2014 - 19:03 | Lu: 17460 fois