Un road movie tourné cet été en Ariège: le réalisateur Bruno Lopez en repérage sur la commune de Cos

© midinews 2015

C’est pour lui un retour au pays. Bruno Lopez est né à Foix, mais à l’âge de 18 ans il monte à Paris et s’inscrit au Cours Florent pour apprendre le métier d’acteur.

Il débute au cinéma avec Bertrand Tavernier dans L627 puis enchaîne avec Andrzej Zulawski (La Fidélité), Hiner Saleem (Vive la Mariée). Il travaille régulièrement au théâtre et au cinéma avec le metteur en scène et réalisateur Xavier Durringer avec qui il tourne notamment la série Scalp pour Canal+.

Bruno se lance aujourd’hui dans un long métrage qu’il réalise en collaboration avec Emmanuel Vieilly. Et c’est au département de l’Ariège et son décor naturel qu’il a tout de suite pensé pour le tournage, notamment le village de Cos, en vallée de Barguillère dont il se souvenait jeune avoir rencontré le maire, Jean-François Manau.

Il aura suffi d’un coup de téléphone pour le convaincre et lancer la machine.
«Des gens bien» le premier long métrage de Bruno Lopez
Muriel Robin a parlé du film sur le plateau de Michel Drucker, Jean Reno et Lambert Wilson en font l’éloge… des soutiens qui augurent un bel avenir à cette réalisation: «nous avons choisi une histoire simple et humaine avec de très beaux seconds rôles», indique Bruno.

C’est l’histoire de deux braqueurs du dimanche qui au cours d’un casse qui tourne mal volent une voiture pour s’enfuir.

Ils découvrent qu’une fillette de 8 ans était allongée à l’arrière du véhicule. Ils vont se cacher chez Rose, la sœur de l’un d’eux, avec l’intention de rendre l’enfant, Paloma dès le lendemain.

C’est alors que Rose va découvrir que Paloma est une enfant battue par ses parents. Que faire… la rendre, la garder?

Il y a de l’humain, de l’humour pour aborder à travers cette cavale improbable, un sujet grave celui de la maltraitance des enfants. Et ces deux braqueurs, deux types ordinaires qui ne sont pas prédestinés à un comportement héroïque ou courageux vont devenir malgré eux des héros en décidant de sauver cette petite fille.

Parmi la distribution, la petite fille est jouée par Paloma, la fille de Bruno qui malgré son jeune âge (8 ans) est déjà une habituée des plateaux (elle a joué dernièrement dans le long métrage de Clovis Cornillac «Un peu, beaucoup, aveuglement») ou Anne Le Nen qui s’est vu offrir ne 2012 le rôle principal de la série sur France2 «Antigone 34» et que l’on a retrouvé cette année dans «Papa ou Maman» réalisé par Martin Bourboulon.
Une belle promotion pour le département de l’Ariège
En Ariège le mot solidarité a tout son sens. Preuve par l’exemple avec ce projet. Un long métrage c’est une belle aventure qui coûte cher.

Aussitôt qu’il a eu connaissance de ses contours, Jean-François Manau a actionné son réseau et ses connaissances pour aider Bruno dans ses démarches.

«Beaucoup de gens nous aident, les rendez-vous s’enchainent… ça fait chaud au cœur.

Gérard Grau (garage Citroën) nous prête pendant deux jours sa station-service, la propriétaire du château de Caussou nous ouvre ses portes…

Nous avions besoin de tourner dans une maison avec piscine, Jean Surre met la sienne à disposition.

Outre les prises de vue réalisées en forêt, notre village sera mis à l’honneur et au-delà c’est une belle promotion pour le département de l’Ariège !
» ajoute le maire de Cos qui recevra toute l’équipe dans sa salle des fêtes pendant le tournage cet été et se charge de l’intendance de tout ce petit monde pendant cette période.

Sur place Bruno a un formidable ambassadeur en la personne de son frère Francis, ancien responsable de la brigade de Gendarmerie de La Bastide de Sérou.

«Avec un frère journaliste (Gérard) et un autre comédien (Bruno), on peut dire que j’ai mal tourné !» précis-t-il non sans humour, heureux de voir le talent de son cadet s’exprimer au pays.
Une plate-forme participative pour soutenir cette création
Il y a belle lurette que le crowdfunding ou financement participatif s’est répandu dans le monde de la culture (My Major Company, Ulule, Yourmajorstudio…etc).

Cette méthode s’appuyant sur les réseaux sociaux et les plateformes communautaires permet à un entrepreneur (au sens large) de financer le lancement/la mise en œuvre de son projet grâce aux apports financiers individuels de participants.

Bruno a chois cette option pour «Les Gens Bien»: «nous voulons que ce film appartienne à tous, acteurs, équipe, donateurs. Nous voulons surtout pouvoir faire le film dont nous avons envie, tan tau niveau de l’équipe que du casting.

Nous avons bien évidemment fait des demandes au CNC et aux autres organismes, mais face à la difficulté croissante de faire un film en passant par le schéma classique de financement, nous avons décidé de nous lancer dans cette belle aventure… et face aux premiers retours on se dit qu’on est déjà sur la bonne voie
».

Rendez-vous début juillet pour le tournage des premières scènes

Pour en savoir plus,
http://www.touscoprod.com/fr/desgensbien

Laurence Cabrol | 24/04/2015 - 19:06 | Lu: 56554 fois