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Antennes téléphoniques à Foix: le danger des ondes écarté
25/03/2010 | 19:20
Crédit photo: Olivier Truffé

La nouvelle a été annoncée mardi dernier lors du dernier Conseil Municipal de Foix: les antennes fuxéennes (et les champs électromagnétiques qu’elles dégagent) ne seraient pas dangereuses pour la santé.

A Foix, trois opérateurs de téléphonie sont présents: Orange, Bouygues et SFR.
Ils sont répartis entre le centre culturel (espace Olivier Carol), le toit d’un immeuble de la gare, et un bâtiment du Capitany.

La mairie de Foix n’a pas attendu la mobilisation d’«anti-ondes» mécontents pour prendre les devants.

En octobre 2009, elle a confié au CRIIREM (Centre de Recherches et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques) la tâche de mener une étude sur un sujet qui ne fait pas l’unanimité, ni pour les citoyens, ni pour les scientifiques.

S'appuyant sur les travaux scientifiques de ces 30 dernières années, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a récemment conclu que rien ne confirme l'existence d'effets sanitaires résultant d'une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité.

Quant à ses effets, les symptômes seraient les suivants: anxiété, tendances dépressives voire suicidaires, fatigue et réduction de la libido, etc.
Certaines personnes seraient même «hypersensibles» à ces ondes.

A Foix, les mesures ont été menées en mars dernier, dans les lieux proches d’antennes relais de téléphonie mobile.

«Par rapport aux normes actuelles, il n’y a pas de danger» explique Danielle Delavergne (adjointe au maire), avant d’ajouter «aucune mesure ne va au delà de 4 volts/mètre à Foix, même si l’idéal serait d’arriver à moins de 3 volts/mètre, comme le préconise l’Union Européenne»

Par ailleurs, le docteur Ruz (à l’origine de l’enquête et expert en nuisances électromagnétiques) a aussi conseillé à la ville de garder le plus gros des antennes sur l’espace culturel Olivier Carol.

Les opérateurs ont besoin de l’accord de la mairie pour s’installer sur un bâtiment public comme celui-ci.

«C’est une manière de conserver la communication avec eux, confie Danielle Delavergne, dans un dialogue qui n’a pas toujours été facile»

Il s’agit donc pour la mairie de continuer à avoir son mot à dire sur une question qui concerne avant tout la santé publique.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 25/03/2010 | 19:20 | Lu: 12000 fois