Chantal Jouanno (secrétaire d’Etat chargée de l’écologie) avait annoncé en juillet dernier son intention de réintroduire une ourse au printemps 2011.
A priori, ce serait dans les Pyrénées Atlantiques, pour remplacer Franska, tuée sur la route en 2007 et pour assurer la survie de l’ours dans les Pyrénées dans la mesure où il ne reste presque plus que des mâles*.
On le sait, l’ours ne respecte pas les frontières administrative des départements... l’Ariège fait donc partie du périmètre de consultation retenu.
Et c’est au préfet que revient la tâche de mener ce travail de «collectage d’opinions»
Cette consultation aura lieu du 27 décembre 2010 au 4 février 2011 dans les 236 communes du département.
En tout, ce sont 930 communes du massif pyrénéen qui seront consultées.
Un dossier rédigé par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) sera mis à disposition du public et des collectivités territoriales.
Tout le monde pourra donc, à partir de la semaine prochaine, adresser ses observations au préfet des Pyrénées Atlantiques.
Le tout sera ensuite transmis au Ministre qui donnera son feu vert ou non à cette réintroduction.
Alors qu’y a-t-il dans ce fameux dossier?
Les motifs d’intérêts général qui justifient l’introduction, son incidence sur la conservation de l’espèce, le nombre et l’origine géographique de l’animal introduit, la situation sanitaire de la région d’origine, les lieux et conditions de capture, les conséquences de l’introduction sur les milieux naturels et les activités humaines, la sécurité des personnes, les mesures d’accompagnement, ou encore le coût de l’opération.
Vaste programme...
Au delà des résultats de la démarche, on sait déjà que cette nouvelle introduction ne satisfait personne.
Une ourse, c’est déjà trop du côté des anti, et ce n’est pas assez pour les défenseurs du plantigrade.
Mais quand on se rend sur le site de l’Etat consacré à l’ours, le mot «concertation» apparait de nombreuses fois.
Un registre qui, tout comme le terme «consultation», a sans doute vocation à apaiser les tensions cristallisées autour de la question.
Infos pratiques:
Le dossier sera disponible sur le site internet suivant: http://www.pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
On peut aussi écrire au préfet à l’adresse suivante: Monsieur le Préfet des Pyrénées Atlantiques, 2 rue du Maréchal Joffre, 64 021 Pau Cedex
*En 2009, l’Etat faisait état de 17 ours sur le massif au minimum, et il y aurait eu 4 naissances.
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