Au printemps dernier, les salariés des papeteries de Saint-Girons (La Moulasse) appartenant depuis 1998 au groupe américain Schweitzer-Mauduit International (également propriétaire de LTR Industries au Mans et des papeteries Mauduit à Quimperlé dans le Finistère) se sont inquiétés de l’avenir de la dernière papeterie du Couserans.
En effet, le transfert d’une partie de la production, des investissements sur le site ariégeois passés aux oubliettes et l’arrêt d’une machine durant plusieurs semaines occasionnant la perte de 6 à 7 semaines de production, constituaient autant de menaces potentielles sur l’avenir de cette entreprise.
Les élections présidentielles sont passées, le gouvernement a changé, pour autant la situation n’a pas évolué pour les salariés de la Moulasse: «rien n’a bougé depuis le mois de juin» constate Jérôme Rivière délégué CGT de la papeterie en grève ce matin avec ses collègues d’infortune.
Si en Bretagne les machines continuent à fonctionner, fin octobre il devrait encore y avoir 15 jours d’arrêt de production et peut être encore deux semaines entre les fêtes…
«On est encore obligé de poser 15 jours de congés en octobre, le capital congé commence sérieusement à s’amenuiser, certains risquent d’être au chômage technique à la fin de l’année» poursuit le syndicaliste qui précise que le dialogue avec la direction est au point mort.
De plus en 2013 on annonce une perte importante de volume, de quoi se poser des questions; «si la production baisse on va vers des licenciements»
Des questions que les délégués du CE ont posé au ministre Montebourg cet été lorsqu’ils ont été reçus au ministère du redressement productif: «il reste vigilant sur notre cas mais cette action est restée à nos yeux lettre morte…
St-Girons est bien loin de Paris et les 300 salariés de la Moulasse ne représentent pas grand-chose face aux plans sociaux de PSA ou de Sanofi» ajoute Jérôme.
«Oui on est inquiet pour l’avenir, on vient travailler la peur au ventre car on sera les prochains sur la liste»
Pour Christophe Couderc, cette intervention n’est pas celle de la dernière chance, il entend bien renverser la tendance mais pour cela il faudra la mobilisation de tous: salariés, population, élus:
«La Moulasse représente plus de 300 salariés (on peut multiplier par trois le nombre d’emplois induits), c’est 15 M de salaires et cotisations sociales injectées dans l’économie locale, les enjeux sont importants pour le Pays qui vit derrière cette production. D’où la nécessité de faire bloc pour la défense de l’emploi et la pérennité de cette industrie papetière»
Dans les rangs des manifestants, quelques élus avaient répondu à cet appel pour défendre le «dernier fleuron industriel du Couserans»
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