Maigre mobilisation jeudi après-midi à Foix avec un cortège d’à peine 100 manifestants, pour la plupart agents de la fonction publique.
Trois syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, les appelaient en effet à faire grève et manifester notamment pour leurs conditions de rémunérations.
En tout, près de 120 manifestations étaient organisées dans tout le pays.
Les syndicats à l'origine du mouvement, qui représentent 40% des voix des agents, espéraient surtout mettre la pression sur la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à quelques jours du début des négociations sur les rémunérations, le 7 février prochain.
«Si, ensemble, les organisations syndicales se félicitent que la Ministre souligne son attachement à la Fonction publique, à ses valeurs de progrès social, au rôle de ses personnels.
Si elles notent des améliorations dans la qualité du dialogue social, si elles estiment positives quelques mesures déjà prises comme, par exemple, l’abrogation du décret sur la réorientation professionnelle, elles considèrent que sur les enjeux essentiels, aucun début de réponse satisfaisante n’est au rendez-vous» entendait défendre l’intersyndicale.
«La fonction publique, ce sont des agents de proximité, le grand public est bien conscient de ce qui se passe car ça se traduit aussi par le service aux usagers.
On espère que ce gouvernement entendra mieux nos revendications. Le changement, on l’attend» argumente Nathalie Gamio-Chipi, secrétaire générale de la santé et de l’action sociale CGT.
Des salaires bloqués et un manque de moyens
Henri Sestayo travaille comme agent de blanchisserie au Chiva depuis presque 20 ans. Présent à la manifestation, il dénonce de plus en plus de charge de travail avec de moins en moins de personnels.
«Nos salaires sont trop bas et on doit faire les bouche-trous. Maintenant, ça suffit. Il faut une reconnaissance du personnel car cela fait des années que nos salaires sont bloqués, c’est impossible à gérer» explique-t-il.
Un peu plus loin, Michaël Espinosa, enseignant à Mirepoix, est lui aussi en colère. «Je viens pour la récupération des personnels perdus ces dernières années et pour garder un service public efficace qui l’est de moins en moins malheureusement» affirme-t-il.
A l’école primaire, cet enseignant constate une réelle dégradation et de plus en plus de difficultés scolaires. «On n'a pas les moyens réels pour lutter contre ça»
Les syndicats en Ariège comme sur le plan national voulaient alerter et trouver des réponses sur les questions de l’emploi avec certes des «créations dans certains secteurs qui ne sauraient masquer les suppressions qui continuent dans d’autres et la situation alarmante de pans entiers de la Fonction publique»
Sur le plan des salaires et le pouvoir d’achat, «alors que les bas salaires se multiplient (plus d’1 million d’agents aux environs du SMIC), que les déroulements de carrière sont souvent inexistants, que les qualifications ne sont plus reconnues, aucune mesure générale n’est envisagée et, en particulier, la valeur du point est toujours gelée»
Enfin, le jour de carence, «mesure inique et inefficace, condamnée par tous les syndicats et le mouvement mutualiste, rejetée par la majorité actuelle lorsqu’elle a été mise en place, n’est toujours pas abrogé» déplore l’intersyndicale ariégeoise.
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