Nouveau centre d'appel d'urgence ariégeois: 105 000 appels reçus en 2012 pour quelques 19 000 interventions
30/01/2013 | 18:20
© MidiNews 2013

Entièrement remis à neuf, le centre d’appel des urgences intégré au sein du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) à Foix est un carrefour primordial du traitement de l’urgence dans le département.

Tous les appels vers le 15, le 18 et le 112 (numéro européen d’urgence) atterrissent dans cette salle conçue pour analyser en temps réel le niveau de besoin.

Sept jours sur sept et 24h sur 24, plusieurs permanenciers s’y côtoient. En semaine, deux opérateurs du Samu et du SDIS assistés d’un médecin coordonnateur et le week-end sept personnes avec notamment un médecin généraliste d’astreinte.

Mardi soir, l’inauguration officielle des nouveaux locaux opérationnels depuis l’an dernier s’est faite en présence de multiples élus, pompiers, gendarmes et personnel du Chiva.

En tant que président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours, Augustin Bonrepaux a coupé le ruban inaugurant la salle au côté de Salvador Pérez, préfet de l’Ariège.

Une prise de décision directe pour gérer le degré d’urgence
Dans cette salle l’an passé, 105 000 appels ont été reçus déclenchant 19 000 interventions contre 101 000 en 2011 soit une hausse de 5%.

La bilan opérationnel s'établit à 10 747 sorties de secours pour le SDIS avec une augmentation du nombre de feux à 1606.

Un appel toutes les cinq minutes pour ce service où la polyvalence et l’interchangeabilité sont de mise. «Chacun peut faire le travail de l’autre, c’est très important.

Un appel sur cinq génère une intervention d’urgence. Les autres appels donnent lieu à des conseils médicaux ou à des réorientations vers d’autres services non urgents
» insiste Didier Marcaillou, directeur départemental du SDIS.

L’origine des appels peut lui aussi être analysé avec 45% d’appels vers le 15, 21% vers le 18 et le reste vers le 112. «Progressivement, ce numéro a pris le pas sur le 18» constate Didier Marcaillou.

Ce nouveau système présente de nombreux avantages qui ont pu être expliqués aux personnes présentes à cette inauguration. «La perte de temps n’est plus d’actualité, car on a tout de suite les premières informations et on peut ainsi donner les premières indications médicales» explique Eric Pohlmann, médecin responsable du Samu et des urgences du CHIVA.

«L’intérêt d’une salle commune, c’est de gérer le degré d’urgence grâce à la présence du médecin coordonnateur. La prise de décision est directe, il n’y a plus d’interconnexions qui font perdre du temps. Rétrospectivement, c’est vraiment plus performant d’avoir ce système» approuve de son côté Didier Marcaillou.

«La salle est plus ergonomique, le médecin et un chef de salle sont à côté et peuvent dialoguer plus rapidement» appuie Eric Polhmann.

Une salle permettant également de mieux affiner les missions puisqu'une régulation au plus juste s’effectue avec ainsi une activité maîtrisée.

La géolocalisation des engins est aussi une nette avancée, elle a la particularité intéressante de connaître les moyens disponibles en temps réel.

«Ce qui est important, c’est la personne et ne pas retarder les secours nécessaires» conclut le médecin Eric Pohlmann.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 30/01/2013 | 18:20 | Lu: 23287 fois