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Marché de l'auto: après deux ans de prime à la casse, retour à la normale
27/09/2012 | 18:02
© MidiNews 2012

A la veille du Mondial 2012 de l’automobile à Paris, le plus grand salon de la planète en terme de fréquentation, Franck Stival, président départemental du CNPA*, nous livre ses impressions sur l’état du marché.

Fin août, le marché du véhicule neuf a enregistré une baisse de 12,85% sur un marché qui présente d’importantes disparités: les marques françaises qui ont jusqu’à présent fortement bénéficié du dispositif de la prime à la casse enregistrent une baisse importante de leurs ventes depuis le début de l’année.

Par ailleurs d’autres marques sont en progrès telles que Nissan, Audi, Mercedes, Hyundai ou Kia et BMW enregistre une bonne résistance.

Les deux constructeurs nationaux (PSA Peugeot Citroën et Renault) ont produit un total de 3 millions de véhicules (voitures et utilitaires légers) sur les six premiers mois de l’année dans le monde, un chiffre en recul de 12% sur un an.

A l’heure où PSA envisage de supprimer 8000 postes en France, Renault n’est pas épargné par la crise et prévoit des «ajustements» pour pouvoir maintenir son outil de production.

Les grands constructeurs français attendent du gouvernement des mesures permettant de baisser le coût du travail de 5 à 10% pour créer selon Philippe Varin, patron de PSA Peugeot Citroën, «un choc de compétitivité»

Selon Franck Stival, on rencontre aujourd’hui un problème industriel avec d’importants coûts de fabrication et un phénomène de surproduction.

Certains constructeurs ont fait des choix stratégiques, Renault a décidé de prendre le virage de la voiture électrique, Toyota au contraire lève le pied sur l’électrique préférant investir sur les modèles hybrides, comme le groupe Volkswagen-Opel: «99% du parc fonctionne avec de l’énergie carbone…

Actuellement tout cela coûte cher, nous n’avons pas assez de volume pour amortir les coûts, l’hybride est technologiquement intéressant mais cela va prendre du temps, au moins une génération.

Le gouvernement a mis en place un bonus sur les technologies hybrides et électriques, c’est un vecteur de développement technologique important et une technologie très novatrice, mais cela reste marginal au niveau du marché
» avoue Franck Stival.

Quant au marché ariégeois, les chiffres bruts sont en légère progression (+1%).

En effet le département de l’Ariège est devenu le paradis des loueurs «courte durée», 452 cartes grises ont été délivrées depuis le début de l’année.

On enregistre une baisse de -16% des ventes (soit 4% en dessous de la moyenne française).

Selon le président départemental du CNPA la prime à la casse sur le marché français a permis de faire évoluer le marché de la vente des véhicules société et son impact a été plus faible dans l’Ariège que dans le reste de la France.

*Conseil National des Professions de l'Automobile


Une enquête UFC-Que Choisir qui est loin de faire l’unanimité

Parue mercredi dernier dans le Figaro, cette étude sur le coût des réparations et des révisions dans le réseau de distribution automobile toutes marques confondues met en avant un certain nombre de disparités: les constructeurs feraient payer les révisions en moyenne 50% plus cher que les centres auto.

Des conclusions qui sont loin d’être partagées par le CNPA: «les prestations réalisées dans les réseaux de concessions sont comparées à celles qui vont être réalisées dans des centres qui ne sont pas des centres de marque… c’est comme si l’on compare de manière brute des choux avec des carottes, précise Franck Stival président départemental du CNPA.

Ce n’est pas du tout la même chose, on est sur des marchés concurrentiels dans la distribution auto.

Si vous faites une révision chez un concessionnaire de marque X ou Y, vous êtes assuré d’avoir les meilleurs prix sur le marché.

Le but de cette enquête c’est de défendre le pouvoir d’achat du consommateur, il faut le faire dans les règles de la légalité et de la sécurité imposées par les constructeurs.

En ce moment nous travaillons en relation avec les services de l’Etat pour veiller à encadrer toutes les pratiques y compris celles des particuliers plus ou moins déclarés qui portent atteinte à la sécurité du consommateur car le travail n’est pas fait dans les règles de l’art et qui nuisent à l’environnement avec la destruction des déchets dans la nature
»
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 27/09/2012 | 18:02 | Lu: 10817 fois